Le passé récent devrait inspirer Ricardo, qui rendra son tablier en fin de saison. Si en 1995, sous Luis Fernandez, le PSG avait quelques excuses à faire valoir tant le parcours de Nantes fut sans failles, il n’en fut pas de même ces deux dernières saisons.
En effet, que ce soit au bénéfice d’Auxerre en 1996 ou de Monaco voilà quelques mois, les Parisiens ont craqué à mi-course après des débuts de saison tonitruants.
La victoire en Coupe des coupes avait en 1996 redonné un peu de baume au cœur des dirigeants, mais cette année, il faudra d’abord battre le Steaua Bucarest ou le CSKA Sofia pour participer à la Ligue des champions.
Il va sans dire que, cette saison, un nouvel échec en championnat serait très mal vu du côté de Canal Plus, la chaîne qui dirige le club et n’a plus connu les joies d’un sacre depuis l’ère Artur Jorge en 1994.
Pour mettre les meilleurs atouts de leur côté, les responsables parisiens ont concocté un effectif qui semble plus riche en qualité, et l’est certainement en quantité.
Si Ricardo devait connaître, comme la saison dernière, de nombreuses blessures, il pourrait y répondre plus aisément.
Où ira Leonardo?
La seule incertitude concerne Leonardo. L’international brésilien a révélé qu’il n’avait rien signé avec le Milan AC, qui semble rebuté par les 75 millions de FF exigés par les Parisiens.
Pour pourvoir à son probable remplacement, les dirigeants parisiens, renforcés cette année par Claude Le Roy, nommé directeur sportif, veulent engager un autre Brésilien, Edmilson, jusqu’ici à Porto.
Ce dernier, qui évolue sur le côté droit, serait le pendant de Franck Gava, milieu offensif gauche et meilleur passeur du dernier championnat. L’ancien Lyonnais devrait faire merveille aux côtés de son compère Florian Maurice, qui espère exploser à Paris, en cette saison de Coupe du monde.
Avec Maurice, mais aussi l’Italien Marco Simone, débauché d Milan AC, Patrice Loko et le jeune Marco Pantelic, le PSG est particulièrement bien armé en attaque.
Derrière, Francis Macer est de retour ainsi qu’Alain Roche, enfin rétabli, et même si Benoît Cauet est parti pour l’Inter Milan, le rendement de la saison passée était suffisant.
Reste à régler le cas Bernard Lama. Considéré voilà encore six mois comme l’un des tout meilleurs gardiens au monde, le Guyanais est sur la touche, tant en équipe de France qu’en club. L’arrivée de Christophe Revault le pousse vers la sortie mais il cherche toujours une terre d’accueil.
Quelle que soit la réussite de Ricardo cette saison, la prochaine verra de nouveaux bouleversements puisque l’entraîneur brésilien est d’ores et déjà annoncé à Fluminense, de retour dans son pays.
Il devrait céder la place à un tandem formé par Joël Bats et Paul Le Guen. (Reuter)

