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Q.: Hockenheim a montré un resserrement des valeurs, un net recul de Williams-Renault, le rapport des forces a-t-il changé?
Jean Todt (directeur de la gestion sportive de Ferrari:) «Tout le monde a progressé. Mais il ne faut jamais tirer des conclusions hâtives en F1. En effet, si à Budapest les deux Williams sont en première ligne, on oubliera Hockenheim. Williams reste l’écurie à battre même si, pour des raisons que je ne veux pas aborder, l’écurie anglaise n’est pas aussi en forme que l’an passé à la même époque. Pour moi, l’échelle des valeurs reste la même, avec Williams au-dessus du lot et Ferrari juste derrière avec, il est vrai, le pilote de référence, Michael Schumacher».
Q.: Quels sont les progrès réalisés par Ferrari depuis le début de la saison?
JT.: «Nous avons fait des progrès dans tous les domaines: châssis, aérodynamique, moteur. Mais la plus grosse progression a été faite à partir de Magny-Cours avec l’introduction de modifications aérodynamiques (nouveau museau). Nous sommes arrivés à avoir aujourd’hui une très bonne équipe. Mais il y a encore beaucoup de développements à faire, tout en travaillant sur la voiture de l’an prochain».
Q.: «Au début de la saison, le titre mondial n’était pas l’objectif. Sincèrement, ne pensez-vous pas que ce titre est aujourd’hui plus qu’envisageable?
JT.: «Nous continuons à dire que 1998 sera l’année où Ferrari montrera son vrai potentiel. Mais, il est certain que notre situation actuelle est bien meilleure que ce que nous pouvions espérer en début de saison. Alors oui, nous allons jouer notre chance à fond. Nous ne voulons pas toutefois nous mettre une trop grande pression. C’est pourquoi nous continuerons à prendre chaque course comme elle vient. Et puis, on verra...». (AFP)

