Dans une déclaration publiée hier par le quotidien émirati Al-Ittihad, M. Saleh a précisé qu’une première cargaison de 50.000 tonnes de sucre, importée de France, était attendue au port syrien de Tartous (sur la Méditerranée) d’où elle sera transportée en Irak à travers la frontière commune.
Il a assuré que les échanges commerciaux entre l’Irak et la Syrie allaient s’intensifier et indiqué que les contrats pour l’achat par Bagdad de marchandises syriennes, conclus jusqu’à présent, étaient d’une valeur de 50 millions de dollars.
M. Saleh était arrivé mercredi en Syrie pour l’ouverture de la Foire internationale de Damas, à laquelle son pays participe pour la première fois depuis 17 ans.
Le ministre a indiqué avoir évoqué avec des responsables syriens, dont son homologue Mohammad al-Imadi et le vice-premier ministre des affaires économique Salim Yassine, «l’intensification de la coopération commerciale et économique et l’importation de produits syriens».
Les relations entre les deux pays, rompues à cause de soutien de Damas à Téhéran durant la guerre Irak-Iran (1980-88), se sont nettement réchauffées depuis trois mois et la frontière syro-irakienne, fermée en 1982, a été rouverte début juin.
Mais un haut responsable syrien avait affirmé, sous couvert d’anonymat, que les relations avec Bagdad «se limiteront à l’économie à ce stade malgré la volonté des Irakiens de normaliser les relations politiques».
Une délégation commerciale syrienne a achevé mercredi une visite en Irak où elle a signé des contrats de vente de vivres dans le cadre de l’accord dit «pétrole contre nourriture».
Cet accord autorise l’Irak depuis décembre 1996 à vendre pour deux milliards de dollars de pétrole par semestre et à utiliser environ les deux tiers de cette somme pour acheter des vivres et des médicaments pour sa population, le reste allant à l’ONU.
En août, l’ONU a autorisé l’Irak, soumis à un strict embargo international depuis son invasion du Koweit en 1990, à importer des marchandises par sa frontière avec la Syrie. (AFP)

