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Actualités - Chronologie

Première participation du Sinn Fein aux négociations de paix sur l'Ulster

Le Sinn Fein, qui prenait part hier, pour la première fois, au processus des négociations sur l’avenir de l’Ulster, a pressé la Grande-Bretagne de libérer des centaines de détenus républicains ou de les transférer dans des prisons d’Irlande du Nord ou du Sud.
A la suite de la trêve «totale» et «sans équivoque» rétablie il y a une semaine par l’IRA, dont il est la vitrine politique, le Sinn Fein est autorisé à conduire des négociations sur une base bilatérale.
Mais il ne sera pleinement associé aux négociations pluripartites que si, à l’ouverture de leur nouvelle session, le 15 septembre, le gouvernement de Londres juge le cessez-le-feu de l’IRA authentique et durable.
En attendant, Pat Doherty, vice-président du mouvement, a déclaré avoir soulevé la question des détenus avec les négociateurs de Londres en marge de la dernière séance plénière de la session actuelle des pourparlers du Stormont.
Le secrétaire britannique à l’Irlande du Nord, Mo Mowlam, qui recevra les dirigeants du Sinn Fein pour la première fois en début de semaine prochaine, s’est seulement engagé pour le moment à examiner favorablement la possibilité de transférer une trentaine de détenus.
Dans le camp loyaliste, seul le Parti unioniste d’Ulster (UUP) de David Trimble était encore présent au Stormont alors que ses alliés l’ont quitté en exigeant que l’IRA dépose les armes avant toute négociation avec son aile politique.
«Nous souhaitons que les unionistes soient là. S’ils n’y sont pas, il faut leur laisser la porte entrebâillée, mais il faut quand même avancer», a déclaré Pat Doherty.
Les loyalistes, y compris l’UUP, ont tous rejeté la semaine dernière un compromis anglo-irlandais proposant de dissocier les négociations sur le désarmement des discussions de fond sur l’avenir politique de l’île.
Si seule l’UUP ne s’est pas ensuite retirée des pourparlers, Londres craint que le mouvement de David Trimble refuse net de négocier directement avec le Sinn Fein aussi longtemps que l’IRA n’aura pas commencé à désarmer.
Or celle-ci ne l’envisage qu’en cas d’accord politique. (Reuter)
Le Sinn Fein, qui prenait part hier, pour la première fois, au processus des négociations sur l’avenir de l’Ulster, a pressé la Grande-Bretagne de libérer des centaines de détenus républicains ou de les transférer dans des prisons d’Irlande du Nord ou du Sud.A la suite de la trêve «totale» et «sans équivoque» rétablie il y a une semaine par l’IRA, dont il est la vitrine politique, le Sinn Fein est autorisé à conduire des négociations sur une base bilatérale.Mais il ne sera pleinement associé aux négociations pluripartites que si, à l’ouverture de leur nouvelle session, le 15 septembre, le gouvernement de Londres juge le cessez-le-feu de l’IRA authentique et durable.En attendant, Pat Doherty, vice-président du mouvement, a déclaré avoir soulevé la question des détenus avec les négociateurs de Londres...