Selon les chiffres du Bureau central des statistiques, cités par la presse, les importations ont atteint 60,3 mds SYP en 1996 et les exportations 44,8 mds SYP, soit un déficit de près du double de l’année précédente.
En 1995, les importations se situaient à 52,8 mds SYP et les exportations à 44,5 mds SYP.
Ces chiffres sont basés sur un taux de change de 11,2 SYP pour un dollar fixé par l’Etat pour les transactions commerciales. Pour le citoyen ordinaire, le taux de change du dollar est de 45 SYP, alors que sur le marché noir et dans les pays voisins le dollar vaut 50 SYP.
La balance commerciale était favorable à Damas dans les échanges avec l’Union européenne qui a importé de Syrie des produits d’une valeur de 27,8 mds SYP alors que ses exportations vers ce pays n’ont atteint que 18,4 mds SYP en 1996.
Il en va de même pour les pays arabes où les exportations de la Syrie ont dépassé ses importations de 4,3 mds SYP.
La balance commerciale syrienne est par contre en déficit de plus de 6 mds SYP dans les échanges avec les pays du continent américain et de 8,8 mds SYP avec l’Europe de l’Est.
La Syrie exporte notamment la moitié des 600.000 barils de brut qu’elle produit par jour, ainsi que du blé et d’autres céréales. Elle importe des biens d’équipement électrique, industriel et pour les transports, ainsi que des produits semi-finis.
L’Allemagne a été en tête des fournisseurs de la Syrie en 1996 avec 4,8 mds SYP, suivie des Etats-Unis (4,3 mds SYP), de l’Italie (4 mds SYP) et de la France (3,5 mds SYP).
La même année, l’Italie a été le premier importateur de produits syriens avec 12,6 mds SYP, suivie de la France (6,9 mds SYP) et de l’Espagne (4,4 mds SYP). (AFP)

