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Actualités - Chronologie

Ahmad Karamé menace de se joindre aux appels à la désobéissance civile

M. Ahmad Karamé, député de Tripoli, a suggéré hier qu’il pourrait se joindre, lui aussi, aux appels à la «révolte des affamés» et à la désobéissance civile, si le gouvernement ne se décidait pas à mettre un terme à sa «négligence délibérée à l’égard de Tripoli et du Liban-Nord».
«Tripoli et le nord ont vécu 72 heures sans courant électrique. C’est le moment qu’a choisi la compagnie de Qadicha pour envoyer ses percepteurs réclamer à la population des arriérés non payés remontant à 1991, à 1992 et à 1993, et se chiffrant à des millions», a noté M. Karamé dans une déclaration.
Il a en outre évoqué un important incendie survenu hier matin à Bohsas, au sud de Tripoli, et contre lequel on n’a pu mobiliser, selon lui, qu’une seule voiture de pompiers.
«Faut-il, à chaque incendie qui se déclare chez nous, faire appel aux pompiers de Beyrouth? L’Etat est-il tout entier consacré à Beyrouth?» s’est-il interrogé.
«Nous sommes avec le gouvernement, nous soutenons sa politique et ses projets. Mais nous demandons un développement équilibré et de l’équité pour Tripoli et le nord. Le gouvernement nous fait des promesses et ne les tient pas», a-t-il accusé.
«Le président Hariri voudrait-il nous voir nous joindre au slogan à la mode et menacer d’appeler à la révolte des affamés et à la désobéissance civile?», a-t-il lancé.
«Jusqu’à quand continuerions-nous à inciter les gens à payer leurs taxes et impôts? Le gouvernement préférerait-il que nous disions à ces gens de garder l’argent de ces taxes afin d’être en mesure d’éclairer leurs maisons à leur propre compte?», a encore dit le député.
M. Ahmad Karamé, député de Tripoli, a suggéré hier qu’il pourrait se joindre, lui aussi, aux appels à la «révolte des affamés» et à la désobéissance civile, si le gouvernement ne se décidait pas à mettre un terme à sa «négligence délibérée à l’égard de Tripoli et du Liban-Nord».«Tripoli et le nord ont vécu 72 heures sans courant électrique. C’est le moment qu’a choisi la compagnie de Qadicha pour envoyer ses percepteurs réclamer à la population des arriérés non payés remontant à 1991, à 1992 et à 1993, et se chiffrant à des millions», a noté M. Karamé dans une déclaration.Il a en outre évoqué un important incendie survenu hier matin à Bohsas, au sud de Tripoli, et contre lequel on n’a pu mobiliser, selon lui, qu’une seule voiture de pompiers.«Faut-il, à chaque incendie qui se...