Voilà deux semaines, il avait été contraint à l’abandon alors qu’il menait le bal à Silverstone et il espère que cette entorse à la fiabilité impeccable de sa Ferrari cette saison ne se reproduira pas.
Le double champion du monde a d’autant plus intérêt à s’imposer chez lui que la course au titre se resserre, alors que la saison entre dans sa seconde moitié. La victoire un peu chanceuse de Jacques Villeneuve en Angleterre a ainsi ramené le Québécois à quatre points de l’Allemand.
«La voiture a bien mieux marché que je ne le pensais à Silverstone», a déclaré Schumacher.
«C’est seulement dommage qu’un problème mécanique m’ait empêché de faire un peu plus le trou au championnat du monde, a-t-il ajouté. C’était mon premier abandon sur ennui mécanique, cette saison. Je ne peux pas vraiment me plaindre. C’était bien pire l’an dernier. C’est grâce à notre belle fiabilité cette année et à nos progrès que j’ai toujours quatre points d’avance».
Frentzen revanchard
Schumacher était devenu le premier Allemand à remporter le Grand Prix national en 1995, mais l’an dernier, il avait dû se contenter de la 5e place de l’épreuve, remportée par le Britannique Damon Hill.
Cette année, c’est Villeneuve qui porte tous les espoirs de Williams sur la lancée de son succès de Silverstone, le 100e glané par le constructeur britannique.
«La bataille avec Ferrari va être intéressante. Ils ont un très bon moteur à présent. Mais le circuit de Hockenheim ressemble beaucoup à celui de Montréal et nous y avions été très compétitifs. Aussi je ne vois aucune raison pour qu’il n’en soit pas de même en Allemagne», a estimé Villeneuve.
Son coéquipier Heinz-Harald Frentzen, décevant dans la première partie de la saison, aura à cœur de bien faire devant son public, d’autant que les rumeurs du paddock le donnent partant en fin de saison.
«Je sais que les erreurs ne pardonnent pas chez Williams», a-t-il dit.
«Je suis heureux d’en avoir déjà fait. Ainsi je suis débarrassé et j’entends bien me racheter et marquer des points précieux au championnat du monde», a-t-il ajouté.
Le Grand Prix d’Allemagne donnera également lieu au grand retour de Gerhard Berger, absent à Silverstone, en raison d’une sinusite. son remplaçant, Alexander Wurz, fera banquette malgré sa belle 3e place en Angleterre.
Chez Benetton, où l’arrivée la saison prochaine de Giancarlo Fisichella, fait déjà jaser, l’on veut croire à un sursaut de Berger et du Français Jean Alesi.
«Alexander a bien bossé mais Berger est un pilote fantastique, très expérimenté, et nous sommes ravis de son retour. Trois tours lui ont manqué pour s’imposer l’an dernier et nous espérons que, cette fois, il ira au bout», a estimé Pat Symonds, directeur technique de Benetton.
Le public soutiendra également un troisième pilote du cru, Ralf Schumacher. Ce sera le premier Grand Prix d’Allemagne du frère cadet de Michael, qui pilote une Jordan. (Reuter)

