«Faute d’un potentiel militaire (palestinien), les investissements arabes peuvent nous protéger et nous permettre de maintenir l’entité arabe de Jérusalem» face à la colonisation juive, a déclaré M. Husseini dans un entretien publié hier par le quotidien arabe al-Hayat.
«Depuis cinq ans, nous exhortons les Arabes à investir» à Jérusalem-Est, «mais ceci est devenu aujourd’hui plus que jamais nécessaire car Israël y intensifie sa présence», a souligné le dirigeant palestinien.
Il a indiqué avoir insisté sur ce point mercredi lors d’un entretien à Djeddah (Arabie Séoudite) avec le prince héritier séoudien, l’émir Abdallah Ben Abdel Aziz qui, a-t-il dit, «s’est montré positif».
M. Husseini a indiqué avoir contacté dans le même but l’homme d’affaires séoudien, le prince al-Walid Ben Talal Ben Abdel Aziz, et ce dernier a «opté pour des investissements dans des projets touristiques» à Jérusalem-Est.
Le dirigeant palestinien a noté un intérêt des Arabes pour ses propositions. «Le Maroc a créé dans ce but une société baptisée al-Sakhra (le rocher) et l’Egypte compte créer un organisme chargé d’investir à Jérusalem», a-t-il expliqué, ajoutant que «le Fonds palestinien pour l’investissement s’efforce de collecter des fonds palestiniens et arabes» pour le même objectif.
Début juillet, M. Husseini avait affirmé que «la bataille de Jérusalem est de nature économique» et «qu’investir à Jérusalem-Est ne signifie pas une normalisation des relations avec Israël».
«Si l’on rend visite à un prisonnier (les Palestiniens), ceci ne signifie pas que l’on reconnaisse le gardien de la prison (Israël) et qu’on normalise les liens avec lui», avait-il noté. (AFP)

