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Actualités - Chronologie

A Colmar, les allemands font fête à leur héros

Par milliers, en bus, en voiture ou à vélo, les Allemands ont déferlé mercredi sur Colmar, l’étape du Tour de France la plus proche de leur pays, pour fêter le beau Jan, leur héros national.
«C’est notre idole, notre modèle», s’exclame fougueusement le jeune Hans, venu avec son club cycliste junior applaudir le maillot jaune allemand. Ces six ados qui arborent les couleurs de leur club de Kressbronn, près du lac de Constance, ont apporté deux gigantesques drapeaux allemands.
Les fanions allemands le disputent d’ailleurs nettement aux français dans la foule où le «Famille club de Merdingen», village d’adoption de Jan Ullrich, s’est réservé une place de choix. La quasi totalité de ses 2500 habitants ont fait le voyage dans trois cars spécialement affrétés. Ils portent tous des tee-shirts à la gloire de leur héros et leurs immenses banderoles proclament: «Jan, nous sommes enthousiasmés par toi et la manière dont tu as mené le Tour jusqu’ici» ou «Nous nous réjouissons déjà de te voir à Paris».
Au milieu du club de Merdingen, une toute petite femme brune et avenante, avec une casquette rose du Deutsche Telekom ornée d’une souris grise — l’équipe du maillot jaune —, ne cache pas son excitation: Marianne Ullrich, la mère de Jan, avoue qu’elle est «angoissée tous les jours mais tellement fière». «Sans doute qu’il ne gagnera pas l’étape, mais le Tour j’y crois», dit-elle, solidement entourée par une dizaine d’oncles, tantes, cousins et frères de Jan, tous vêtus de jaune.
La plupart des fans de Jan Ullrich ont fait le voyage juste pour la journée et se sont postés très tôt derrière les grillages qui clôturent les derniers kilomètres avant l’arrivée.
Toni Martin, 20 ans, et son copain Kai Erdmann, 21 ans, étudiants de Hambourg, feront l’aller-retour en train en 24 heures.
Klaus Stier, 45 ans, technicien à Heidelberg, travaille pour Deutsche Telekom et porte la casquette de l’équipe. Il a pris un jour de congé pour applaudir son héros. «Demain, il faut que je travaille...».
La famille Schneider de Fribourg-en-Brisgau est, quant à elle, venue en voisine, en amie de longue date de Jan Ullrich et en passionnée de la «petite reine».
«Toute la famille pratique le cyclisme et va voir le Tour, le Critérium suisse ou le Midi Libre», explique Bernhard Schneider, 48 ans. «Même la petite Lissia, 9 ans, connaît les noms des 20 meilleurs coureurs du Tour, leurs forces et leurs points faibles», précise le père avec fierté.
La force de Jan, «notre géant, c’est une très bonne éducation sportive et aussi la chance d’avoir rencontré un excellent entraîneur», selon Bernhard Schneider. Mais pour lui, Jan est encore un peu jeune: «Il atteindra son sommet à l’âge de 26 ou 27 ans», pronostique-t-il.
Et la petite faiblesse manifestée mardi par le maillot jaune? «Ce n’est rien, c’est normal, Jan n’est pas une machine», affirment en chœur tous les Allemands.
Le vœu secret de chacun d’eux, c’était bien sûr que Jan Ullrich gagne l’étape de Colmar, en plus du Tour. (AFP)
Par milliers, en bus, en voiture ou à vélo, les Allemands ont déferlé mercredi sur Colmar, l’étape du Tour de France la plus proche de leur pays, pour fêter le beau Jan, leur héros national.«C’est notre idole, notre modèle», s’exclame fougueusement le jeune Hans, venu avec son club cycliste junior applaudir le maillot jaune allemand. Ces six ados qui arborent les couleurs de leur club de Kressbronn, près du lac de Constance, ont apporté deux gigantesques drapeaux allemands.Les fanions allemands le disputent d’ailleurs nettement aux français dans la foule où le «Famille club de Merdingen», village d’adoption de Jan Ullrich, s’est réservé une place de choix. La quasi totalité de ses 2500 habitants ont fait le voyage dans trois cars spécialement affrétés. Ils portent tous des tee-shirts à la gloire de leur...