«Nous allons essayer de nous qualifier pour notre 11e Coupe d’Europe, mais ce n’est pas un impératif», a déclaré Guy Roux lors de la présentation officielle de son effectif.
Il est vrai que le club bourguignon a perdu des éléments -clés, avec les départs de Saïb à Valence, Laslandes à Bordeaux, West à l’Inter Milan et Violeau à Lyon, Tasfaout à Guimgamp. En contrepartie, Auxerre a retrouvé Guivarch (ex-Rennes) et Lachuer (ex-Châteauroux), deux joueurs que le club avait prêtés.
Au chapitre des arrivées, l’AJA a accordé sa confiance aux jeunes en faisant signer Compan (Cannes), Jeunechamp (Nîmes) et Sektioui (Fès/Maroc).
«Nous avons 14 premiers contrats. Notre recrutement est quasiment terminé. Si une opportunité se présentait, nous aviserions alors», a expliqué Guy Roux.
Les Bourguignons ont montré qu’ils avaient actuellement des atouts en se qualifiant pour le deuxième tour de la Coupe Intertoto (ils rencontreront le Dynamo Moscou le 26 juillet dans l’Yonne, le retour étant prévu le 29 ou le 30 juillet en Russie), mais ils entendent donner priorité au championnat cette saison.
«Nous avons effectué une bonne préparation. L’objectif demeure le championnat. Bien sûr, si nous pouvons passer en Intertoto, ce sera bien», affirme l’entraîneur.
Il a par ailleurs précisé que son équipe sera candidate pour accueillir une équipe en préparation pour la Coupe du monde 98 (le Nigeria) et que le club essaierait d’organiser un tournoi quadrangulaire en mai avec trois équipes nationales et l’AJA.
Impatience au «Téfécé»
Sur un autre plan, le Toulouse FC, qui retrouve l’élite après trois saisons passées au «purgatoire» de la deuxième division, aborde le championnat de France avec «impatience et un soupçon de crainte», notamment chez les joueurs ayant connu la première division par le passé.
Les Toulousains, qui auront la lourde tâche d’ouvrir la compétition en recevant Rennes le vendredi 1er août au stade des Sept-Deniers, antre des rugbymen du stade Toulousain, ont pendant près d’un mois parfait leur condition physique.
«Nous avons hâte d’être confrontés à des équipes aussi prestigieuses que Monaco et Paris SG, même si nous nourrissons quelques incertitudes», avoue Ronan Salaun, ancien joueur de Brest, Caen et Bordeaux.
Pour l’arrière toulousain, le «Téfécé» devra faire preuve des mêmes qualités que celles exposées la saison dernière. «Nous devrons faire preuve de la même solidarité que l’an passé et si possible faire mieux», note-t-il.
Elu par ses pairs meilleur joueur de D2 la saison passée, le capitaine et milieu de terrain Thierry Moreau pense, lui, que les Toulousains doivent saisir leur chance dès le début. Selon lui, «l’erreur à ne pas commettre serait de démarrer «petits bras».
Temps d’adaptation
L’ancien joueur du Havre sait cependant qu’il y aura «un temps d’adaptation». «Nous devrons faire en sorte qu’il soit le moins long possible», poursuit-il.
«Notre effectif ne comporte pas de stars et nous avons tous besoin les uns des autres», reconnaît-il en mettant l’accent sur la cohésion. Il cite alors l’exemple de Guingamp qui «a gardé en D1 les mêmes qualités qu’en divison 2».
«Nous avons fait preuve l’an dernier de solidarité et de cohésion, nous devrons mettre les nouveaux dans le même état d’esprit», conclut le capitaine toulousain.
Pour le retour parmi l’élite, les dirigeants toulousains ont fait appel à six recrues parmi lesquelles le Malawite Ernest Mtawali, les Lyonnais Christophe Breton et Frédéric Patouillard, l’Ivoirien Joël Tiéhi et l’Espagnol Jose Manuel Galdames Ibanez. «Notre recrutement est de qualité avec des joueurs qui ont connu le haut niveau», estime le milieu de terrain Rémy Loret.
Pour ces «anciens de la D1», la différence entre les deux divisions n’est pas aussi importante qu’auparavant. Selon Moreau, «l’énorme fossé concernant le niveau de jeu s’est en partie comblé». «La saison dernière, nous avons bien joué et on dit que les équipes qui produisent du bon jeu ont une chance de bien figurer au plus haut niveau», souligne encore Salaun, plus optimiste que certains de ses coéquipiers. (AFP)

