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Actualités - Chronologie

Saddam Hussein célèbre ses vingt neuf ans de pouvoir

Mis au ban des nations, cherchant sans cesse des failles dans l’embargo contre l’Irak, le président Saddam Hussein célèbre jeudi le 29e anniversaire d’une révolution qui devait le porter au pouvoir.
Rien ne menace le pouvoir de Saddam Hussein qui doit s’adresser à la nation jeudi, pour l’anniversaire de la «révolution de juillet».
Il a survécu à deux guerres désastreuses, d’innombrables complots, à la défection de son gendre Hussein Kamel, passé en Jordanie en 1995 avec les secrets de son appareil militaire.
Mais l’embargo international qui lui a été imposé en 1990 pour avoir envahi le Koweit l’empêche de relever son pays et l’appareil militaire qui a fait trembler ses voisins.
Les sanctions ne peuvent être levées que lorsque les Nations Unies seront convaincues de la destruction de son arsenal nucléaire, chimique et biologique et de ses missiles de plus de 150 kilomètres de portée.
Tempêtant contre les inspections de l’ONU, Bagdad semble avoir longtemps compté sur la France et la Russie pour obtenir la fin de l’embargo. Mais les soupçons qui pèsent sur ses activités militaires font l’unanimité contre lui au Conseil de Sécurité.
Pour reprendre des exportations contingentées de pétrole et augmenter les rations alimentaires et de médicaments à la population, Saddam Hussein a été obligé en 1996 de passer sous la supervision de l’ONU.
Il se tourne maintenant vers ses voisins pour tenter de desserrer le carcan de l’embargo. Les relations commerciales avec la Syrie, ennemi irréductible, ont repris en mai. La Turquie a légalisé en juin le commerce frontalier avec l’Irak, tandis que les boutres des contrebandiers opèrent de plus en plus nombreux dans le Golfe.

L’ascension à 31 ans

Vivant à l’abri de ses palais, entouré de son clan, Saddam Hussein a su conserver pour lui les acquis de la révolution de juillet 1968.
Quand le président Abdel Rahman Aref est déposé aux premières heures du 17 juillet, Saddam Hussein n’est encore que secrétaire général adjoint du parti Baas, qui a dû s’allier à une faction d’officiers pour réussir son coup d’Etat.
En deux semaines, les principaux militaires sont écartés du pouvoir, le président Ahmad Hassan el-Bakr prend la présidence du Conseil de commandement de la révolution, l’organe suprême du pays, et fait de Saddam Hussein son adjoint.
A 31 ans, Saddam entame une ascension irrésistible vers le pouvoir absolu.
Il consolide l’assise du Baas par des purges et des pendaisons publiques. En 1972, il s’allie avec l’URSS et nationalise l’Iraq Petroleum Company, consortium de compagnies occidentales.
Il doit traiter avec la rébellion kurde appuyée par Téhéran et, pour y mettre fin, concéder en 1975 au chah d’Iran la moitié du Chatt el-Arab, l’embouchure stratégique du Tigre et de l’Euphrate sur le Golfe.
Le pari réussit. Consacré homme fort de Bagdad, Saddam Hussein attendra pourtant jusqu’au 11 juillet 1979 pour prendre la place de Bakr et écarter ses derniers rivaux dans une nouvelle purge.
A peine un an plus tard, il déclare la guerre contre les ayatollahs qui ont succédé au Chah. Il les obligera à accepter un cessez-le-feu après huit ans de conflit.
L’Iran est exsangue, l’Irak épuisé. Les caisses d’un des pays les plus riches du Proche-Orient sont vides. Criblé de dettes et impatient de reconstruire son pays, Saddam Hussein tente d’obtenir de nouveaux fonds de ses voisins du sud qui l’ont financé contre l’Iran.
Le Koweit refuse de céder à ses pressions et le 2 août 1990, les troupes irakiennes s’emparent du petit Etat pétrolier.
Les Nations Unies imposent un embargo sans précédent contre l’Irak. En février 1991, une coalition internationale levée par les Etats-Unis libère le Koweit. Washington tablait alors sur l’effondrement d’un régime qui entre cette semaine dans sa trentième année. (AFP)
Mis au ban des nations, cherchant sans cesse des failles dans l’embargo contre l’Irak, le président Saddam Hussein célèbre jeudi le 29e anniversaire d’une révolution qui devait le porter au pouvoir.Rien ne menace le pouvoir de Saddam Hussein qui doit s’adresser à la nation jeudi, pour l’anniversaire de la «révolution de juillet».Il a survécu à deux guerres désastreuses, d’innombrables complots, à la défection de son gendre Hussein Kamel, passé en Jordanie en 1995 avec les secrets de son appareil militaire.Mais l’embargo international qui lui a été imposé en 1990 pour avoir envahi le Koweit l’empêche de relever son pays et l’appareil militaire qui a fait trembler ses voisins.Les sanctions ne peuvent être levées que lorsque les Nations Unies seront convaincues de la destruction de son arsenal...