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Actualités - Chronologie

Ullrich, géant, pour la presse allemande (photo)

Jan Ullrich a dû se sentir un peu étourdi en découvrant mercredi les gros titres de la presse allemande, qui n’a pas lésiné sur les superlatifs pour saluer son exploit sur les routes de France.
«Ullrich, le géant du Tour», s’enflamme en «une» le quotidien populaire «Bild», qui lui consacre deux pleines pages.
L’agence sportive Sid n’a pas hésité à consacrer une dépêche au menu du premier petit déjeuner du prodige après sa prise de pouvoir sur les pentes des Pyrénées.
Il a donc englouti des petits pains et des nouilles avant d’entendre son directeur sportif, Walter Godefroot, et celui qui fut son leader, Bjarne Riis, louer sa performance en termes chaleureux.
«Des millions de personnes te regardent désormais et attendent beaucoup de toi», lui a dit Godefroot, tandis que Riis lui assurait qu’il se consacrerait désormais à l’aider à conserver son maillot jaune jusque sur les Champs-Elysées.
La veille, Godefroot avait expliqué aux journalistes allemands qu’il n’était pas du tout surpris par l’avènement d’Ullrich, déjà fortement suggéré par sa deuxième place sur le Tour 1996.
«Un prince finit toujours par devenir roi», a-t-il dit avec le vocabulaire approprié pour souligner ce qui ressemble fort au début d’un règne.
Les Allemands adorent le vélo, qu’ils pratiquent presque tous comme un loisir. La tunique rose et blanche de l’équipe Deutsche Telekom a beaucoup de succès et nombreux sont les promeneurs du dimanche qui choisissent de la revêtir pour aller pédaler tranquillement sur l’une des innombrables pistes cyclables du pays.

Une longue attente

La télévision publique retransmet depuis des années le Tour en direct et l’Allemagne s’enflamme pour le rendez-vous de juillet. Mais elle le faisait par passion plus que par chauvinisme tant ses représentants ne brillaient que par intermittence.
Cela faisait près de vingt ans, en effet, depuis les deux jours en or de Klaus-Peter Thaler en 1978, qu’un Allemand n’avait plus porté le maillot jaune.
Les commentateurs en avaient assez de revenir sans arrêt sur les prouesses de Dietrich Thurau, porteur de l’habit de lumière pendant 15 jours en 1977, voire de Rudi Altig, l’un des coureurs marquants des années soixante devenu consultant pour la chaîne de télévision Eurosport.
On apprend tout, en lisant les journaux allemands, sur la vie de Jan Ullrich, qui a grandi à Rostock, dans ce qui était alors la RDA, avant de voir avec émotion le mur de Berlin s’écrouler et bouleverser son destin.
Désormais Allemand tout court et fier de l’être, Ullrich n’a rien de l’athlète austère venu de l’Est. Bourreau de travail, certes, puisqu’il avale 35.000 kilomètres par an, il est aussi un jeune homme bien de son temps, comme le soulignent plusieurs éditoriaux élogieux.
Sa bouille joviale parsemée de taches de rousseur et l’anneau d’or offert par sa compagne, Gabi, qu’il porte fièrement à l’oreille en font un personnage digne de figurer dans les pages «people» de la presse à gros tirage.
Comme Boris Becker avant lui, Ullrich risque fort de devenir une star dont les moindres faits et gestes font l’actualité. Surtout s’il parvient, dans quelques jours, à offrir à l’Allemagne sa première victoire dans le Tour de France.
«Il va gagner, c’est sûr, a prédit Riis. C’est le plus fort, et de loin». (Reuter)
Jan Ullrich a dû se sentir un peu étourdi en découvrant mercredi les gros titres de la presse allemande, qui n’a pas lésiné sur les superlatifs pour saluer son exploit sur les routes de France.«Ullrich, le géant du Tour», s’enflamme en «une» le quotidien populaire «Bild», qui lui consacre deux pleines pages.L’agence sportive Sid n’a pas hésité à consacrer une dépêche au menu du premier petit déjeuner du prodige après sa prise de pouvoir sur les pentes des Pyrénées.Il a donc englouti des petits pains et des nouilles avant d’entendre son directeur sportif, Walter Godefroot, et celui qui fut son leader, Bjarne Riis, louer sa performance en termes chaleureux.«Des millions de personnes te regardent désormais et attendent beaucoup de toi», lui a dit Godefroot, tandis que Riis lui assurait qu’il se...