— Alex Tame (Tohmé), 27 ans, est originaire du Akkar: «Je suis le désorganisateur», plaisante-t-il, sollicité de toutes parts, ne sachant plus où donner de la tête. «Je vis à Mexico City où j’ai été, en 1995, président du comité des jeunes du «Centre Libanais». J’avais alors servi de guide à l’occasion de plusieurs «séjours» dans différentes régions du pays. C’est pourquoi j’ai été désigné comme organisateur», explique-t-il. Venu à Beyrouth il y a deux mois en éclaireur, il souligne que pour lui, «il est très important de préserver les traditions libanaises, sur le plan de l’éducation, des valeurs... A la maison, nous mangeons souvent «libanais». Ce voyage nous a permis de nous faire une idée plus exacte de la «réalité» du pays. Il a également été l’occasion pour nous de nous connaître», ajoute-t-il. «Je pense que les émigrés doivent s’unir, pour être plus efficaces pour le Liban qui se reconstruit, et qui est toujours occupé, au Sud. Même à distance, même en pensée...».
— Hector Chamlati, un jeune au visage jovial, vit également à Mexico City: «Je suis président, pour un an, de l’association «Jomali», (union nationale des jeunes Mexicains d’origine libanaise). Cela me permet de rester en contact avec des jeunes Libanais avec lesquels j’ai beaucoup de choses en commun. Ici, j’ai retrouvé par hasard un membre de ma famille: la sœur de mon grand-père. C’était très émouvant».
— Boute-en-train, Salvatore Salem (dit «Chabo») est originaire de Deir el-Kamar: «J’y suis allé», dit-il. «C’est un très beau village». Médecin, il travaille actuellement à Huston où il s’intéresse à la génétique «cardiaque» et aux clonages. Il expose son «programme» socio-culturel: «Trois choses essentielles sont à préserver», dit-il: «intégrer les traditions du rite maronite dans nos églises; organiser des séjours au Liban de deux mois, durant l’été, pour apprendre l’arabe et récupérer notre nationalité».
— Suzanna Podua Doueihy est une adorable brunette de 11 ans, au sourire charmeur. Libanaise de père et de mère, elle est née à Mexico City. «Je suis venue avec ma tante et mes cousins. Dans ma tête, j’imaginais tout autre chose. C’est superbe le Liban», s’exclame-t-elle. «A mon retour, je raconterai à tous mes parents et amis combien mon pays d’origine est beau. Surtout Ehden».
«Ce sont les jeunes qui ont encouragé leurs aînés à faire le voyage, et c’est cela qui est beau», note Jamil Egho, propriétaire de l’agence locale qui a pris en charge le groupe. Du 6 au 16 juillet, les voyageurs ont en effet profité d’un programme riche en activités touristiques et en réceptions officielles. Les Cèdres, Bécharré, Jbeil, Jeïta, Baalbeck, Zahlé, Anjar, le Chouf, Harissa, Annaya, Rachana, Balamand, Tripoli, Saïda, Tyr… Le groupe a également été reçu par plusieurs personnalités, notamment par le président de la République et par le général Emile Lahoud.
N.S.


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