La rythmique, qui commence autour de 115 pulsations/minute, atteint des sommets de 180 pulsations, qui accélèrent le rythme cardiaque dans les fêtes techno («raves»), organisées dans des hangars ou des usines désaffectées.
Les combinaisons très spécifiques de fréquences sont réputées avoir des effets quasi hypnotisants sur les «ravers» qui dansent pendant des heures, en consommant pour tenir le coup des boissons énergétiques à base de sucre et de caféine.
L’ecstasy, une drogue bon marché dérivée de l’amphétamine, est aussi souvent de la partie. Outre ses effets euphorisants, elle stimule la résistance physique, mais peut conduire à des défaillances cardiaques graves et endommager certaines parties du cerveau.
La techno est produite à partir d’ordinateurs dans lesquels sont mémorisés divers sons et éléments de musique. La star n’est plus le chanteur sur scène, mais le disc-jockey (DJ) mixant à longueur de soirée des sons dans sa cabine.
La techno trouve en fait ses racines chez le groupe allemand Kraftwerk, qui a popularisé la musique électronique au début des années 70, avec des hits tels que «Trans-Europe-Express».
Ce mouvement s’est ensuite développé aux Etats-Unis, notamment à Detroit, avec la musique house, avant de revenir sur une note plus «hard» en Europe. L’Allemagne, les Pays-Bas et la Suisse comptent aujourd’hui parmi les «scènes» techno les plus actives.
Devenue un phénomène de masse, la mode techno est régulièrement promise au déclin. Chaque année, la «Love Parade» de Berlin, qui incarne à l’extrême ce mouvement et ne cesse de gagner en ampleur, dément avec force cette prédiction. (AFP)

