Sept fois demi-finaliste de l’épreuve depuis 1964, quatre fois consécutivement depuis 1994, les Françaises n’étaient jusqu’alors jamais parvenues à franchir ce cap. Avec la victoire acquise dimanche sur la terre battue de Nice, face à la Belgique (3-2), c’est désormais chose faite.
Une statistique qui n’est pas sans en rappeler une autre. En 1991, à son arrivée à la tête de l’équipe masculine, Yannick Noah avait permis aux Français de remporter la Coupe Davis pour la première fois depuis un demi-siècle. Une performance rééditée l’an passé, pour son retour sur la chaise de capitaine, avec la victoire suédoise.
Le capitaine n’a pas eu un parcours facile, ne serait-ce qu’à cause des blessures qui ont décimé son équipe tout au long de l’année.
Privée en début de saison de celle qui était alors la numéro un française, Julie Halard, Yannick Noah a cette fois dû faire sans Mary Pierce, revenue à son meilleur niveau, classée dixième de la hiérarchie internationale, mais blessée à l’épaule depuis Wimbledon.
Alors, face à la Belgique, Noah a lancé dans le grand bain Sandrine Testud, 20e mondiale, et Alexandra Fusai, 57e. Pour leur première sélection en simple, les deux joueuses n’ont pas failli puisqu’elles ont chacune ramené un point en battant la numéro un belge, Sabine Appelmans, 19e à la WTA.
Véritable révélation de ce week-end niçois, Alexandra Fusai a même doublé la mise en ramenant le point de la victoire à l’issue d’un double à rebondissement — remporté 7-5 dans un troisième set décisif — aux côtés de la vétérante de l’équipe, Nathalie Tauziat.
Yannick Noah — comme à son habitude — a tenu à rappeler qu’il n’était pas le seul responsable de cette réussite mais qu’il fallait aussi rendre hommage à l’équipe médicale, à Loïc, Courteau, l’entraîneur, ou encore à Françoise Durr, responsable du tennis féminin à la Fédération française de tennis.
Reste une dernière marche à franchir, les 4 et 5 octobre prochains, lors de la finale. Les Fraçaises y affronteront les gagnantes de la seconde demi-finale qui oppose la République tchèque de Jana Novotna, finaliste malheureuse du dernier Wimbledon, aux Pays-Bas. Et quelque soit l’équipe victorieuse, la finale se jouera sur le terrain de l’équipe adverse.
(Reuter)

