Pas de risque de conflit armé en mer Egée, estime Ankara
le 11 juillet 1997 à 00h00
L’accord informel conclu mardi en marge du sommet de l’OTAN à Madrid entre la Turquie et la Grèce supprimera dans une large mesure la probabilité d’un conflit armé en mer Egée entre les deux pays, a déclaré hier le ministre turc des Affaires étrangères Ismaïl Cem. «Les parties ont déclaré qu’elles règleraient leurs différends, de bonne volonté et par des méthodes pacifiques» dans l’accord de Madrid, a dit M. Cem, dans un communiqué de son ministère. «La probabilité d’une tension et d’un conflit en mer Egée sera ainsi supprimée dans une large mesure», a-t-il ajouté. Les deux pays, alliés au sein de l’OTAN mais dont les relations sont difficiles, ont pris un engagement mutuel envers la paix, la sécurité et le développement continu de relations de bon voisinage, selon le document conclu à Madrid à l’initiative des Etats-Unis. D’autre part, le président ou le premier ministre turcs assisteront en Crète à la Conférence balkanique sur la stabilité et la coopération qui aura lieu le 1er novembre, a annoncé hier le ministre grec des Affaires étrangères. Commentant l’accord de Madrid entre le président turc Suleyman Demirel et le premier ministre grec Costas Simitis, M. Pangalos a estimé que les deux pays «ont établi une relation normale et équilibrée» mais «incluant beaucoup de problèmes sérieux». Avant Madrid, «il y avait une relation inacceptable car il existait une tendance à l’hégémonie» côté turc, a-t-il ajouté soulignant que le «changement intervenu était une évolution importante pour tous: pour les deux pays comme pour leurs voisins et alliés». M. Pangalos a par ailleurs estimé que l’abandon par le président Demirel du recours à la violence (casus belli) en cas d’extension des eaux territoriales grecques à douze milles «était satisfaisant» pour Athènes.
L’accord informel conclu mardi en marge du sommet de l’OTAN à Madrid entre la Turquie et la Grèce supprimera dans une large mesure la probabilité d’un conflit armé en mer Egée entre les deux pays, a déclaré hier le ministre turc des Affaires étrangères Ismaïl Cem.«Les parties ont déclaré qu’elles règleraient leurs différends, de bonne volonté et par des méthodes pacifiques» dans l’accord de Madrid, a dit M. Cem, dans un communiqué de son ministère.«La probabilité d’une tension et d’un conflit en mer Egée sera ainsi supprimée dans une large mesure», a-t-il ajouté.Les deux pays, alliés au sein de l’OTAN mais dont les relations sont difficiles, ont pris un engagement mutuel envers la paix, la sécurité et le développement continu de relations de bon voisinage, selon le document conclu à Madrid...
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