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Actualités - Chronologie

Des enfants font la connaissance de leurs pères derrière une cage

Des enfants d’islamistes ont fait pour la première fois la connaissance de leurs pères à travers les barreaux d’une cage de la salle d’audience de la Haute Cour militaire à Huckstep, à 40 km au nord du Caire.
Dans une décision sans précédent, le président de ce tribunal d’exception, le général Fayçal Heba, a créé la surprise en autorisant «pour des raisons humanitaires» une trentaine d’enfants présents à l’audience à aller embrasser leurs pères derrière les grilles.
Agés de 18 mois à treize ans, certains rencontraient pour la première fois leurs géniteurs, les visites étant totalement interdites depuis 1994 dans les prisons où sont incarcérés les islamistes armés.
Un des 25 avocats avait effectué cette requête sans trop y croire et fut surpris de l’accord du magistrat. Un instant stupéfaites, les mères se sont précipitées avec leurs garçons et filles qui criaient «papa, papa», partagés entre les rires et les larmes.
Vêtu d’un tee-shirt et d’un pantalon rouge, la couleur des condamnés à mort, Mohammad Fawzi, un chef de la principale organisation armée égyptienne Jamaa islamiya, condamné à la peine capitale dans un autre procès, a tenté d’embrasser son fils de trois ans, né après son arrestation.
Il lui a demandé de coller son visage sur le grillage pour lui poser un baiser à travers les minuscules ouvertures du tissage de fer. D’autres enfants posaient leurs mains contre celles de leurs pères.
Les accusés, qui risquent de 3 ans de prison à la peine capitale, ont remercié le magistrat pour son «geste humanitaire».(AFP)
Des enfants d’islamistes ont fait pour la première fois la connaissance de leurs pères à travers les barreaux d’une cage de la salle d’audience de la Haute Cour militaire à Huckstep, à 40 km au nord du Caire.Dans une décision sans précédent, le président de ce tribunal d’exception, le général Fayçal Heba, a créé la surprise en autorisant «pour des raisons humanitaires» une trentaine d’enfants présents à l’audience à aller embrasser leurs pères derrière les grilles.Agés de 18 mois à treize ans, certains rencontraient pour la première fois leurs géniteurs, les visites étant totalement interdites depuis 1994 dans les prisons où sont incarcérés les islamistes armés.Un des 25 avocats avait effectué cette requête sans trop y croire et fut surpris de l’accord du magistrat. Un instant stupéfaites,...