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Actualités - Chronologie

Hun Sen : des maquis Khmers rouges au fauteuil de premier ministre

Le co-premiser ministre cambodgien, Hun Sen, qui accuse le prince Norodom Ranariddh de tenter de déstabiliser le Cambodge, est un ancien Khmer rouge, devenu premier ministre du régime de Phnom Pen soutenu par le Vietnam. Arrivé au pouvoir en 1985, il avait été obligé, en 1993, d’accepter le partage du poste de premier ministre avec le prince Norodom Ranariddh, sa formation — le Parti du peuple cambodgien (PPC) — n’étant arrivée qu’en deuxième position lors des élections organisées sous l’égide de l’ONU.
Cet orateur habile, vif d’esprit, parfois autoritaire, a réussi à se forger, au cours des dix dernières années, un stature qui en fait un personnage incontournable de la scène politique cambodgienne.
Ce sont surtout les longues et difficiles négociations de paix entamées en 1987 avec son rival le prince Norodom Sihanouk, alors leader de l’opposition armée cambodgienne, qui ont fait connaître à l’étranger cet autodidacte, devenu à 33 ans l’un des plus jeunes chefs de gouvernement du monde.
Souvent interrogé sur son passé et ses années passées avec les Khmers rouges, Hun Sen a toujours indiqué qu’il acceptait d’être jugé, mais qu’il ne se sentait pas responsable des atrocités commises.
«Je n’ai pas rejoint les Khmers rouges. J’ai rejoint la lutte contre les Américains qui bombardaient mon pays. Nous devions lutter. J’avais 18 ans et pas d’opinion politique», déclarait-il en août 1995.
Né en avril 1951 dans la province de Kompong Cham (nord-est de Phnom Penh) dans une famille paysanne, Hun Sen s’engage dans la résistance armée contre le régime proaméricain du général Lon Nol qui venait de renverser le prince Norodom Sihanouk.
Plusieurs fois blessés lors des combats, il gravit rapidement les échelons de la hiérarchie militaire et finit la guerre comme chef de bataillon.
En 1977, deux ans après la prise du pouvoir par les Khmers rouges, il fait défection se sentant menacé par les purges sanglantes ordonnées par Pol Pot. Après plusieurs mois d’errance dans la jungle, il se réfugie au Viethnam.
Quelques jours avant l’invasion du cambodge par l’armée vietnamienne le 25 décembre 1978, il devient membre du comité central du FUNSK (Front d’union nationale pour le salut du Kampuchéa), une organisation politique créée sous les auspices de Hanoï.
En janvier 1979, Hun Sen est nommé ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement installé à Phnom Penh par les Vietnamiens après le renversement des Khmers rouges.
Promu au bureau politique du Parti populaire révolutionnaire du Kampuchéa (PPRK) en 1981, il devient vice-premier ministre en 1982.
Nommé premier ministre en 1985, il cumulera, jusqu’en 1990, cette fonction avec celle de ministre des Affaires étrangères. (AFP)
Le co-premiser ministre cambodgien, Hun Sen, qui accuse le prince Norodom Ranariddh de tenter de déstabiliser le Cambodge, est un ancien Khmer rouge, devenu premier ministre du régime de Phnom Pen soutenu par le Vietnam. Arrivé au pouvoir en 1985, il avait été obligé, en 1993, d’accepter le partage du poste de premier ministre avec le prince Norodom Ranariddh, sa formation — le Parti du peuple cambodgien (PPC) — n’étant arrivée qu’en deuxième position lors des élections organisées sous l’égide de l’ONU.Cet orateur habile, vif d’esprit, parfois autoritaire, a réussi à se forger, au cours des dix dernières années, un stature qui en fait un personnage incontournable de la scène politique cambodgienne.Ce sont surtout les longues et difficiles négociations de paix entamées en 1987 avec son rival le prince...