Les autorités italiennes espèrent diminuer progressivement le déficit public à 2,8% en 1998, 2,4% en 1999 pour atteindre 1,8% en 2000, ce qui placerait Rome parmi les bons élèves dans l’Union européenne, en matière de convergence économique.
Les perspectives de croissance sont moins favorables. Toutefois, l’Italie table sur un taux de croissance de 1,2% en 1997 et de 2% en 1998. L’inflation italienne est tombée à 1,5%, ce qui la rend conforme à l’euro.
Les perspectives sont encore moins favorables pour l’endettement public. Il devrait rester élevé mais baisser progressivement de 123,0% en 1997 à 121,1% en 1998 et à 116,3% en 2000.
Pour atteindre ces résultats qui qualifieraient l’Italie dans la première vague de l’euro en janvier 1999, Rome doit encore prendre des mesures drastiques supplémentaires, notamment dans le domaine social.
«Le moment de vérité pour l’Italie arrivera au mois de septembre, lorsque le gouvernement de Romano Prodi présentera le budget de 1998», a souligné un porte-parole de la Commission européenne. «Nous attendons les mesures concrètes italiennes visant la mise en œuvre de leur programme de convergence», a-t-il ajouté.
Dans ses prévisions de printemps, la Commission s’était montrée beaucoup moins optimiste que le gouvernement de Rome, concernant le déficit public italien. Elle avait pronostiqué un déficit public de 3,2% en 1997 et de 3,9% en 1998, ce qui rendrait très difficile une qualification italienne pour l’euro.
Mais entre-temps, le gouvernement italien a fait savoir à plusieurs reprises qu’il était décidé à prendre les mesures supplémentaires nécessaires pour faire descendre le déficit public à 3% en 1997 et à le baisser encore davantage en 1998 et 1999.
Le programme de convergence économique sera toutefois bien accueilli par les ministres européens des Finances. Les experts européens remarquent en effet que la lire italienne est très stable par rapport au deutsche mark, depuis sa rentrée dans le système monétaire européen (SME) à la fin de l’année dernière, signe que les marché financiers croient au programme d’austérité italien.
La présidence luxembourgeoise profitera de la réunion pour faire connaître à ses partenaires les points forts de son action au cours des six prochains mois. Elle veut notamment pousser l’harmonisation fiscale au sein de l’UE en essayant de faire adopter par les Quinze un code de bonne conduite pour éviter des fuites massives de capitaux en Suisse ou dans les Iles anglo-normandes. (AFP)

