Ce problème «chronique à un muscle de la cuisse», selon le communiqué diffusé vendredi par l’Association des joueuses de tennis (WTA), laisse néanmoins à la joueuse tchèque 75% de chances de disputer l’ultime rencontre de la quinzaine, face à Martina Hingis.
Actuellement sous traitement, Jana Novotna ne prendra une décision définitive quant à sa participation qu’à l’issue de nouveaux examens qui seront effectués samedi matin.
La numéro un mondiale suisse pourrait donc connaître sans jouer le premier sacre de sa carrière dans l’épreuve britannique, qu’elle espère aimer un jour comme celle dont elle porte le prénom en hommage, Navratilova, neuf fois couronnée sur le Central du All England Club.
Car pour l’heure, elle ne peut que constater le peu d’affection qu’elle porte à cette épreuve pourtant considérée par ses pairs comme «le plus grand tournoi du monde».
«Je déteste ce court, je déteste le gazon, parce que vous devez penser différemment sur cette surface que sur les autres», déclarait-elle jeudi, après sa victoire sur la Russe Anna Kournikova.
Néanmoins et même si la participation de son adversaire est encore incertaine, Martina Hingis, 16 ans, se prépare à disputer samedi sa première finale sur le gazon anglais face à Jana Novotna de douze ans son aînée et déjà finaliste de l’épreuve en 1993.
Douze ans séparent les deux joueuses, autant dire une génération dans le monde du tennis.
Vers un nouveau
record?
Et si l’expérience et les qualités techniques sur herbe étaient — avant sa blessure — du côté de la Tchèque, troisième mondiale mais d’ores et déjà assurée de figurer au deuxième rang de la hiérarchie internationale à l’issue du tournoi, les performances de Martina Hingis depuis le début de l’année laissent place à l’incertitude quant à l’issue de la rencontre.
Plus jeune gagnante d’un tournoi du Grand Chelem depuis les débuts de l’ère Open, après sa victoire en Australie en janvier dernier, Martina Hingis est aussi devenue la plus jeune numéro un mondiale de l’histoire en prenant la tête du classement en mars dernier.
A cette date, elle n’a perdu qu’un seul match cette saison, la finale de Roland-Garros, abandonnée à la Croate Iva Majoli il y a à peine un mois.
Samedi, elle sera la plus jeune finaliste qu’ait connu Wimbledon avant — peut-être — d’en devenir la plus jeune joueuse à figurer au palmarès du simple dames, un titre qu’elle détient déjà en double puisqu’elle s’était imposée à Londres l’an passé associée à la Tchèque Helena Sukova.
Une nouvelle victoire lui permettrait donc d’écrire une nouvelle page de son livre personnel des records.
Mais cette adepte du jeu de fond de court, qui s’appuie sur un coup droit aussi solide que son revers, aura à faire en la personne de Novotna, à une joueuse excessivement talentueuse qui possède un jeu naturellement fait pour le gazon.
«Nous verrons deux styles de jeu totalement opposés ce qui devrait donner du très beau tennis», prévoyait pour sa part Jana Novotna, jeudi soir, à l’issue des demi-finales.

