C’est ce que révèle un sondage BVA pour BFM et «Paris-Match», réalisé auprès d’un échantillon de 944 personnes interrogées par téléphone les 27 et 28 juin. Cette enquête révèle finalement un optimisme relatif des Français sur les thèmes de campagne économiques et sociaux de Lionel Jospin, lors des élections législatives.
A 37%, les personnes interrogées pensent que la baisse de TVA pourra être réalisée dans les semaines ou mois qui viennent et 40% l’anticipent à plus longue échéance, dans les cinq années de la législature. Seulement 18% pensent qu’elle ne pourra pas être réalisée.
Les Français croient aussi que le gouvernement mettra en œuvre tôt ou tard la réduction du temps du travail à 35 heures (22% dans les semaines ou mois à venir et 51% dans les cinq ans) et ils ne sont que 23% à estimer que la mesure ne verra pas le jour.
Pareillement, près des deux tiers pensent qu’il réalisera son objectif de mettre en place une Europe sociale. Dans les mêmes proportions, ils anticipent une baisse des charges pour les entreprises. 60% croient en la création promise de 350.000 emplois dans la fonction publique. Mais sur toutes ces questions, ils en attendent plutôt des effets dans le délai quinquennal de la législature.
Les avis sont plus partagés sur la diminution du chômage qu’une très légère majorité croit néanmoins possible d’ici cinq ans (51% contre 45%).
Le principal point noir concerne les déficits. Qu’il s’agisse de celui de l’Etat ou de celui de la Sécurité sociale, les personnes interrogées ne sont que 5% à prévoir que le gouvernement parvienne à les maîtriser sous peu. Près de 40% prévoient cette maîtrise dans les cinq années qui viennent.
Mais près de la moitié d’entre eux (48% pour le déficit budgétaire et 53% sur le «trou» de la Sécurité sociale) considèrent que le gouvernement n’y parviendra jamais. (Reuter)

