Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Exportation de boeuf britannique : la mafia belge en accusation

La mafia belge des hormones, qui a défrayé la chronique au début des années 90, est soupçonnée d’organiser les exportations illicites de bœuf britannique, en violation de l’embargo, écrit jeudi le quotidien flamand «De Morgen».
Selon le journal, les enquêtes judiciaires déclenchées par la justice belge sur ces exportations concernent deux entreprises flamandes (nord de la Belgique). Ces entreprises seraient contrôlées par des personnes ayant déjà été reconnues coupables de trafic d’hormones, écrit le journal.
La veille, le ministère belge de la Santé avait indiqué qu’au moins trois enquêtes judiciaires et administratives étaient en cours en Belgique sur ces exportations illégales de viande de bœuf britannique sous embargo.
Plus d’un millier de tonnes de bœufs britanniques ont été exportées illégalement de Grande-Bretagne, depuis l’entrée en vigueur de l’embargo en mars 1996.
Mme Dagmar Behrens-Roth, présidente de la commission de suivi sur la vache folle du Parlement européen, a déclaré pour sa part jeudi qu’une «entreprise belge a été spécialement créée en 1996 pour organiser ce trafic».
La Commission européenne avait annoncé mercredi que la Grande-Bretagne avait exporté du bœuf illégalement vers plusieurs Etats membres de l’Union européenne, dont la Belgique et la France, et d’autres pays tiers.
Entre 1992 et 1995, plus de 2.500 procès-verbaux ont été dressés pour utilisation illicite d’hormones en Belgique.

La mafia belge des hormones a ensuite fait exécuter en février 1995 un inspecteur vétérinaire qui enquêtait sur ses activités. Karel Van Noppen a été abattu de quatre balles devant son domicile de Wechelderzande, près de Turnhout (nord).

Essentiellement présente en Flandre, la mafia des hormones avait connu un coup d’arrêt en 1996 avec la condamnation de plusieurs éleveurs à des peines de prison ferme.

Le trafic devait cependant reprendre dès 1997, avec une forte croissance des cas constatés. Au cours du 1er trimestre de cette année, 23 cas d’utilisation illicite d’hormones de croissance, soit une multiplication par 5 par rapport au 1er trimestre 1996, ont été découverts dans des élevages bovins belges.

Enfin, un vétérinaire belge, considéré comme l’un des principaux responsables du trafic des hormones, a été condamné en mai dernier à 4 ans de prison ferme pour avoir fabriqué des substances à base d’hormones interdites.
Daniel de Marez avait déjà été condamné à plusieurs reprises pour trafic d’hormones. L’affaire jugée mardi portait sur 71 bovins traités aux hormones interdites.(AFP)
La mafia belge des hormones, qui a défrayé la chronique au début des années 90, est soupçonnée d’organiser les exportations illicites de bœuf britannique, en violation de l’embargo, écrit jeudi le quotidien flamand «De Morgen».Selon le journal, les enquêtes judiciaires déclenchées par la justice belge sur ces exportations concernent deux entreprises flamandes (nord de la Belgique). Ces entreprises seraient contrôlées par des personnes ayant déjà été reconnues coupables de trafic d’hormones, écrit le journal.La veille, le ministère belge de la Santé avait indiqué qu’au moins trois enquêtes judiciaires et administratives étaient en cours en Belgique sur ces exportations illégales de viande de bœuf britannique sous embargo.Plus d’un millier de tonnes de bœufs britanniques ont été exportées...