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Actualités - Chronologie

Après les affiches de Hébron Regain de mobilisation anti-israélienne en Iran

L’affichage de dessins anti-islamiques à Hébron en Cisjordanie a suscité un regain de mobilisation anti-israélienne en Iran, avec des appels de hauts dignitaires religieux au meurtre des auteurs de cet acte.
Un influent ayatollah de Qom, ville sainte de l’islam chiite, Youssef Sanei, a fait publier dans la presse de jeudi un texte affirmant que «les responsables de cet acte et les défenseurs de cette insulte doivent être punis et condamnés à mort, et tous les musulmans ont le devoir de les tuer».
Ceux qui perdraient la vie en appliquant la sentence seront considérés comme des «martyrs» de l’islam, ajoute cet ayatollah connu pour ses positions radicales, dans un texte présenté sous forme de fatwa (décret religieux), avec des formules religieuses traditionnelles en tête.
Un autre grand religieux de Qom, l’ayatollah Abdolkarim Moussavi Ardebili, ancien chef du pouvoir judiciaire iranien, a aussi demandé, par un avis dans la presse, «le jugement et l’exécution conformément aux lois islamiques, des auteurs des affiches» placardées samedi par des juifs israéliens à Hébron.
Un grand ayatollah conservateur, Fazel Lankarani, a condamné de son côté «l’insulte faite à l’islam et à son prophète», sans réclamer explicitement la mort pour les responsables de ces affiches. Il a toutefois appelé «tous les pays islamiques à se réveiller de leur sommeil et à se mobiliser pour anéantir Israël».
Les condamnations virulentes des affiches de Hébron se sont également multipliées dans les milieux politiques et gouvernementaux, qui voient dans cette affaire une justification de la politique d’opposition de l’Iran au processus de paix israélo-palestinien.
Le chef de la diplomatie iranienne Ali Akbar Velayati a affirmé que ces affiches «insultantes» portaient «un coup au mirage du pseudo-processus de paix» et témoignaient de la «vraie nature» d’Israël.

Une action «concrète»

Le Parlement iranien a également saisi l’occasion pour souhaiter que «le temps vienne de la libération de la Palestine occupée, avec le soutien spirituel et matériel du monde musulman».
Le gouvernement iranien lui aussi a réclamé une «action concrète» de la part des pays islamiques contre l’Etat hébreu.
De nouvelles prises de positions anti-israéliennes sont attendues vendredi, à l’occasion de la prière musulmane hebdomadaire à l’université de Téhéran, où les dignitaires du régime s’expriment régulièrement sur les grandes questions internationales ou intérieures.
Ce vendredi est également le jour de commémoration en Iran de la mort du prophète Mahommet, caricaturé par les affiches de Hébron sous la forme d’un cochon, animal impur pour les musulmans, coiffé d’un keffieh palestinien et rédigeant le Coran, livre sacré de l’islam.
Ces affiches ont été collées samedi sur les devantures d’une vingtaine de magasins à Hébron, proches de l’enclave où vivent quelque 400 colons juifs.
Une activiste juive extrémiste d’origine russe, Tatiana Sosskind, 25 ans, a été appréhendée par la police israélienne samedi et placée en garde à vue pour avoir reconnu avoir rédigé cette affiche.
Plusieurs dirigeants israéliens, notamment le président Ezer Weizman, le premier ministre Benjamin Netanyahu et le Grand rabbin sépharade Eliahou Bakshi Doron ont dénoncé ces affiches comme «offensantes». Le ministre de la Défense Yitzhak Mordehaï a parlé «d’acte dément».
Hébron est le théâtre depuis trois semaines de violents affrontements israélo-palestiniens, et la tension est montée d’un cran ce week-end après la diffusion des affiches injurieuses. (AFP)
L’affichage de dessins anti-islamiques à Hébron en Cisjordanie a suscité un regain de mobilisation anti-israélienne en Iran, avec des appels de hauts dignitaires religieux au meurtre des auteurs de cet acte.Un influent ayatollah de Qom, ville sainte de l’islam chiite, Youssef Sanei, a fait publier dans la presse de jeudi un texte affirmant que «les responsables de cet acte et les défenseurs de cette insulte doivent être punis et condamnés à mort, et tous les musulmans ont le devoir de les tuer».Ceux qui perdraient la vie en appliquant la sentence seront considérés comme des «martyrs» de l’islam, ajoute cet ayatollah connu pour ses positions radicales, dans un texte présenté sous forme de fatwa (décret religieux), avec des formules religieuses traditionnelles en tête.Un autre grand religieux de Qom, l’ayatollah...