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Actualités - Chronologie

G.-B. : le gouvernement s'apprête à mettre un frein à la consommation

Le gouvernement travailliste britannique s’apprêtait mercredi à mettre un frein à la consommation des ménages, en présentant dans son budget des mesures fiscales sévères, quitte à trahir l’esprit de la campagne électorale de Tony Blair.
Le budget, exposé à partir de 14h30 GMT devant la chambre des Communes par le chancelier de l’Echiquier Gordon Brown, devait malgré tout contenir l’une des mesures symboles de la campagne de Tony Blair, un programme de retour au travail de 250.000 jeunes chômeurs de longue durée.
Le gouvernement travailliste affrontait ainsi son premier grand test de politique économique, tant la présentation du budget constitue en Grande-Bretagne un moment déterminant de la vie parlementaire.
M. Brown a répété, ces dernières semaines, qu’il était prêt à prendre des décisions courageuses, afin d’«équiper ce pays pour le futur». Les marchés financiers n’en attendaient pas moins de M. Brown, et espéraient un net accroissement de la pression fiscale.
Les économistes jugent en effet que les familles britanniques dépensent trop. A cause de cette consommation galopante, la reprise économique, constante et plutôt équilibrée depuis cinq ans, pourrait dégénérer en inflation, ce qui amènerait la Banque d’Angleterre à relever fortement ses taux d’intérêt.
«Nous jugerons ce budget sur un simple critère: combien d’impôts supplémentaires seront ponctionnés sur le secteur des ménages», a expliqué Geoffrey Dicks, économiste pour la banque d’affaires NatWest Markets. «Moins le chancelier en fera sur les taxes, plus le comité de politique monétaire (de la Banque d’Angleterre) devra en faire sur les taux d’intérêt, et vice versa», a-t-il ajouté.
Le hausse des taux d’intérêt propulserait encore la livre sterling, déjà à des sommets depuis plusieurs mois et dont le niveau pèse sur les recettes d’exportation de grandes entreprises, telles que le sidérurgiste British Steel ou le géant pharmaceutique Glaxo-Wellcome.
Mais M. Brown ne peut toucher à l’impôt sur le revenu, sauf à revenir sur les promesses électorales du Labour, au pouvoir depuis le 1er mai.
Tony Blair et Gordon Brown s’étaient engagés à maintenir les taux d’imposition sur le revenu aux niveaux fixés par les conservateurs, pensant cela indispensable pour assurer la victoire électorale.
Les quelques informations lâchées par l’entourage de M. Brown aux grands journaux britanniques ont rassuré les marchés sur les intentions du chancelier de l’Echiquier. La bourse de Londres a gagné 2,6% dans la seule journée de mardi et elle était encore en progression mercredi matin.
M. Brown devait s’attaquer à quelques avantages fiscaux, tels qu’un abattement fiscal bénéficiant aux ménages ayant contracté un emprunt immobilier, ou encore un crédit d’impôt sur les dividendes boursiers. Ces deux avantages devaient être diminués ou purement et simplement abolis, selon les pronostics de la presse et des analystes financiers.
La première mesure, celle concernant les crédits hypothécaires, était perçue comme la plus significative, car elle est de nature à refroidir un marché du logement en pleine folie, surtout dans les régions riches du Sud de l’Angleterre.
M. Brown devait aussi annoncer quelques «taxes vertes», avec l’augmentation des prix des carburants ou de la fiscalité routière.
Au total, la pression fiscale s’accroîtrait d’au moins deux milliards de livres (3,3 milliards de dollars) dans l’année qui vient, estimait mercredi le Financial Times.
Enfin, le chancelier de l’Echiquier devait lever le voile sur les modalités de la taxe ponctuelle qu’il compte lever sur les entreprises privatisées pendant les 18 années de pouvoir conservateur, et soupçonnées d’avoir accumulé des «bénéfices excessifs». Cette taxe, qui devrait générer 3 à 5 milliards de livres sterling, et servir à financer le programme de retour à l’emploi de 250.000 jeunes chômeurs. (AFP)
Le gouvernement travailliste britannique s’apprêtait mercredi à mettre un frein à la consommation des ménages, en présentant dans son budget des mesures fiscales sévères, quitte à trahir l’esprit de la campagne électorale de Tony Blair.Le budget, exposé à partir de 14h30 GMT devant la chambre des Communes par le chancelier de l’Echiquier Gordon Brown, devait malgré tout contenir l’une des mesures symboles de la campagne de Tony Blair, un programme de retour au travail de 250.000 jeunes chômeurs de longue durée.Le gouvernement travailliste affrontait ainsi son premier grand test de politique économique, tant la présentation du budget constitue en Grande-Bretagne un moment déterminant de la vie parlementaire.M. Brown a répété, ces dernières semaines, qu’il était prêt à prendre des décisions courageuses,...