Un an après cet attentat au camion piégé dans lequel 19 Américains avaient été tués et 500 personnes blessées, M. Freeh a indiqué que les «progrès» de l’enquête avaient été «lents mais réguliers».
Il s’est dit «satisfait de la coopération des responsables séoudiens», une coopération dont il avait dénoncé l’insuffisance cet hiver. Mais, a-t-il ajouté, «il reste beaucoup à faire, et cela ne peut aboutir qu’à travers une coopération plus intense».
«L’enquête continue activement», a-t-il ajouté, réaffirmant la volonté américaine que «justice soit faite».
Le secrétaire américain à la Défense William Cohen avait promis mardi, dans un message aux troupes américaines, de faire comparaître devant la justice les responsables de cet attentat dans un cantonnement d’aviateurs américains. Le FBI «progresse dans ses efforts pour retrouver les terroristes», avait-il ajouté.
Il y a huit jours, un premier suspect, Hani Abdel Rahim Sayegh, un Séoudien de 28 ans, a été extradé vers les Etats-Unis par le Canada, où il avait été arrêté en mars après avoir demandé l’asile politique.
Plutôt que d’affronter les tribunaux séoudiens, Sayegh a préféré coopérer avec la justice américaine qui, en retour, n’a retenu contre lui que des charges d’association terroriste dans le but de s’attaquer à des citoyens américains en Arabie en 1994 et 1995.
D’après les autorités canadiennes et américaines, Sayegh, qui aurait participé aux repérages et donné le signal de l’attentat, a reconnu être membre du Hezbollah séoudien. (AFP)

