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Actualités - Chronologie

Sida : après les trithérapies, les quadrithérapies

Après les trithérapies, les quadrithérapies: espérant aboutir à une «éradication» du virus du sida, des médecins français viennent pour la première fois de préconiser le recours à une combinaison de quatre médicaments pour les enfants contaminés par leur mère durant la grossesse.
Dans une communication à l’Académie française de médecine, l’équipe du Dr Gérard Lafargues, de l’hôpital Armand-Trousseau à Paris, estime que ce traitement précoce par quadrithérapie devrait débuter «dès que le diagnostic d’infection est confirmé, autour de la huitième semaine suivant la naissance».
Ces spécialistes viennent de proposer à l’Agence nationale de recherche sur le sida (ANRS) une quadrithérapie associant des antiviraux (AZT, DDI, 3TC) et une antiprotéase (le Ritonavir). «Cette proposition thérapeutique permet d’espérer une éventuelle éradication du virus de l’immuno-déficience humaine» (VIH), notent-ils.
Depuis 1987, ils ont étudié 55 enfants contaminés par le virus du sida qui sont passés de «mono», en «bi», puis en «tri» et enfin en «quadrithérapies», en tout 97 modifications thérapeutiques.
Les médecins de l’hôpital Trousseau jugent que «l’efficacité des antiprotéases apparaît nettement supérieure à celle des autres médicaments antiviraux» et estiment que «la précocité du traitement et l’association d’emblée d’antiviraux paraissent essentielles pour le pronostic de l’infection par le VIH».
«Chez l’adulte, le traitement très précoce par une thérapie antivirale lourde (trithérapie ou quadrithérapie) permet de minimiser l’altération des «sites réservoirs», des ganglions dans lesquels peut se réfugier le virus», rappellent-ils.

«Pompe à virus»

Les antiprotéases, de nouveaux médicaments utilisés depuis un peu plus de dix-huit mois, s’attaquent au virus au moment où il s’échappe de la cellule qu’il vient d’infecter pour aller en infecter d’autres, transformant la cellule saine en véritable «pompe à virus».
Les autres antiviraux, les antinucléosidiques, catégorie à laquelle appartient notamment l’AZT, la première arme employée contre le VIH, s’en prennent au virus au moment où il pénètre dans la cellule pour l’infecter.
Ces molécules de classes différentes visent des cibles différentes au sein de la cellule mais, combinés, ces médicaments permettent de réduire considérablement la charge virale (le volume de virus présent dans le sang) «à des niveaux indétectables par les techniques existantes».
Cela ne signifie pas, évidemment, que le virus a complètement disparu de l’organisme, même si certains chercheurs parlent déjà «d’éradication». Cela ne signifie pas non plus que l’agent du sida, capable de se reproduire à des vitesses effarantes, ne va pas à nouveau se transformer, comme il sait le faire, et d’adapter au point de devenir résistant aux drogues qui lui sont opposées.
Il n’est pas exclu en outre que le virus puisse se cacher dans d’autres parties de l’organisme comme les ganglions lymphatiques ou le système nerveux central et soit capable de prendre un nouveau départ, une fois la thérapie interrompue.
Néanmoins, les trithérapies à base d’antiprotéases ont déjà permis une baisse sans précédent de la mortalité due au sida dans les pays occidentaux, de 12% à 25%. (AFP)
Après les trithérapies, les quadrithérapies: espérant aboutir à une «éradication» du virus du sida, des médecins français viennent pour la première fois de préconiser le recours à une combinaison de quatre médicaments pour les enfants contaminés par leur mère durant la grossesse.Dans une communication à l’Académie française de médecine, l’équipe du Dr Gérard Lafargues, de l’hôpital Armand-Trousseau à Paris, estime que ce traitement précoce par quadrithérapie devrait débuter «dès que le diagnostic d’infection est confirmé, autour de la huitième semaine suivant la naissance».Ces spécialistes viennent de proposer à l’Agence nationale de recherche sur le sida (ANRS) une quadrithérapie associant des antiviraux (AZT, DDI, 3TC) et une antiprotéase (le Ritonavir). «Cette proposition thérapeutique...