Avant de remporter la finale du football contre les Turcs 5-1, les sportifs du pays organisateur, soutenus par un public fidèle (près de 400.000 spectateurs), avaient déjà battu leurs records de titres (75) et de médailles (196).
L’Italie a devancé la France, qui a totalisé 57 titres et 149 médailles, mais qui détient toujours le record absolu, depuis l’édition 1993 qu’elle avait organisée chez elle en Languedoc-roussillon (sud), avec 85 médailles d’or (pour un total de 196).
C’est la Turquie qui occupe la troisième marche du podium comme lors des deux dernières éditions. Elle tire profit de sa politique de recrutement de sportifs de l’ex-bloc communiste pour devancer l’Espagne elle-même très sérieusement menacée par la Grèce qui bénéficie elle aussi de l’apport de transfuges.
L’Italie a donc logiquement dominé «ses» jeux organisés dans toute la province des Pouilles autour de Bari et s’est imposée pour la neuvième fois en treize éditions contre trois fois à la France et une à la Yougoslavie. La dernière édition du siècle — la prochaine aura lieu à Tunis en 2001 — a été marquée par une progression du niveau sportif de l’ensemble des pays du bassin et une augmentation de l’intérêt pour ce rendez-vous quadriennal.
Candidature de Rome
Tous les records ont été battus: de participants (environ 3200), de sports (27) et de pays engagés (21) — seuls manquaient Israël et la Palestine dont l’admission est gelée en raison de la dégradation du processus de paix dans les territoires occupés — et de pays médaillés.
Dix-huit pays sont en effet montés au moins une fois sur le podium, trois seulement manquant à l’appel — le Liban, la Libye et Monaco — dans des compétitions favorisées par des conditions atmosphériques exceptionnelles et bien organisées, après les habituels problèmes de départ, par l’Italie qui n’avait plus accueilli une manifestation multidisciplinaire depuis les Jeux méditerranéens de Naples en 1963.
Le comité olympique italien (CONI) et le comité organisateur ont su rapidement faire taire leurs mésententes pour ne pas nuire, trois mois avant le vote, à un éventuel succès de la candidature de Rome à l’organisation des Jeux olympiques de 2004.
La position du CONI d’accepter sans discussion la décision unique dans les annales du comité exécutif des Jeux méditerranéens (CIJM), de retirer une médaille d’or à un boxeur italien pour la donner à un Algerien lésé, a été considérée également comme une démonstration de la volonté de ne pas hypothéquer, de quelque manière que ce soit, les chances romaines.
Il reste que ces jeux régionaux comme les Jeux olympiques sont menacés par le gigantisme contre lequel le président du CIJM, le Français Claude Collard, réélu pour quatre ans, paraît décidé à lutter.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine