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Actualités - Chronologie

Une caution US inespérée

La participation américaine, même à reculons, apparaît une caution diplomatique donnée à Pékin, et une douce victoire pour le futur chef de l’exécutif, Tung Chee-hwa, qui semble désormais pouvoir aborder ses premiers jours au pouvoir avec une relative confiance.
Les Etats-Unis ont fait une volte-face en annonçant qu’ils seraient représentés par leur consul général à Hong Kong, Richard Boucher, à la cérémonie d’investiture du 1er juillet, alors qu’ils avaient indiqué qu’ils la boycotteraient pour ne pas paraître cautionner l’Assemblée législative provisoire imposée par Pékin.
Nommée par la Chine et largement critiquée pour cette raison, cette nouvelle assemblée doit remplacer celle élue démocratiquement en 1995. Elle a déjà commencé à légiférer, sans même attendre le 1er juillet.
Le secrétaire d’Etat américain Madeleine Albright, qui se trouvera à Hong Kong pour les célébrations du 30 juin, a confirmé qu’elle n’assisterait pas à la cérémonie d’intronisation.
L’annonce de la présence à cette cérémonie le 1er juillet de M. Boucher a provoqué une vive réaction du clan démocrate, dont le héraut, Martin Lee, a immédiatement dénoncé une décision «incohérente avec la politique américaine».
«Comment se peut-il que le soutien aux institutions démocratiques et aux aspirations du peuple de Hong Kong se matérialise par une participation à une cérémonie marquant l’abolition d’un système démocratique?», s’est interrogé le dirigeant du Parti démocratique, qui a déjà promis des manifestations les 30 juin et 1er juillet.

Londres isolé

La décision de Washington d’être représenté par son consul général isole aussi Londres, dont aucun représentant n’assistera à la cérémonie d’investiture et qui tentait encore mercredi de rallier les pays européens à sa cause.
L’Union européenne doit se décider sur cette question jeudi lors d’une réunion à Luxembourg des ministres des Affaires étrangères, a déclaré le représentant de l’UE à Kong Kong, Etienne Reuter.
L’annonce de la décision américaine confirme par ailleurs que le mouvement de boycottage de cette cérémonie qu’avaient souhaité plusieurs puissances occidentales est retombé comme un soufflé.
Malgré le souci de Washington et Londres de ne pas paraître cautionner le nouveau régime, divers pays comme l’Australie ou le Japon avaient déjà fait savoir qu’ils seraient représentés à la cérémonie du 1er juillet, invoquant la nécessité de bonnes relations avec la Chine.
Les intérêts économiques sont à l’évidence un facteur important dans l’attitude de la communauté internationale vis-à-vis de Hong Kong, considérée désormais comme le pas de porte du gigantesque marché chinois.
Les Etats-Unis eux-mêmes ne souhaitent pas menacer des investissements estimés à quelque 20 milliards de dollars dans le territoire, deuxième centre d’accueil des capitaux américains en Asie après le Japon.
C’est en pensant à leurs intérêts aussi que les hommes d’affaires américains basés à Hong Kong de même que le gouvernement de la colonie se sont félicités mercredi de la décision de la Chambre des représentants (Chambre basse du Parlement américain) de renouveler la clause de la nation la plus favorisée (MFN) à la Chine.
L’économie hongkongaise dépend fortement des échanges sino-américains et un non renouvellement de cette clause aurait à la fois des effets négatifs sur les échanges commerciaux de Hong Kong et les intérêts américains dans le territoire. La moitié des exportations chinoises transite par Hong Kong. (AFP)
La participation américaine, même à reculons, apparaît une caution diplomatique donnée à Pékin, et une douce victoire pour le futur chef de l’exécutif, Tung Chee-hwa, qui semble désormais pouvoir aborder ses premiers jours au pouvoir avec une relative confiance.Les Etats-Unis ont fait une volte-face en annonçant qu’ils seraient représentés par leur consul général à Hong Kong, Richard Boucher, à la cérémonie d’investiture du 1er juillet, alors qu’ils avaient indiqué qu’ils la boycotteraient pour ne pas paraître cautionner l’Assemblée législative provisoire imposée par Pékin.Nommée par la Chine et largement critiquée pour cette raison, cette nouvelle assemblée doit remplacer celle élue démocratiquement en 1995. Elle a déjà commencé à légiférer, sans même attendre le 1er juillet.Le...