Le Conseil de défense des ressources naturelles (NRDC) est à l’origine de cette affichette, mais Greenpeace n’était pas en reste avec un dépliant intitulé «Greenhouse effect, Whitehouse defect» («Effet de serre, faute de la Maison-Blanche»).
Le président et le vice-président américains y sont représentés sur fond rouge, marionnettes assises sur les genoux d’un géant tranquille à chapeau de cow-boy, image du pétrolier américain «qui agit pour que rien ne bouge».
Plus classiquement, le WWF (Fonds mondial pour la nature) a choisi la conférence de presse pour faire part de son indignation devant le refus des Etats-Unis de s’engager, au G8, dans un programme de réductions chiffrées des émissions des gaz à effet de serre.
Claude Martin, le directeur général du WWF, a lancé un appel aux gouvernements pour qu’ils «passent à l’action immédiatement». «Nous sommes très inquiets, car l’attitude américaine peut conduire les autres pays à faire marche arrière et à se cacher derrière la position américaine», a-t-il déclaré.
«Les gouvernements du monde ne sont pas venus ici simplement pour réitérer leurs engagements de Rio en faveur du développement durable», a conclu le directeur général du WWF, la plus grande organisation non gouvernementale de protection de l’environnement au monde.
La déclaration finale des Huit repoussait à la conférence de la Convention mondiale sur le climat, en décembre prochain à Kyoto, la conclusion d’un accord sur la réduction des gaz à effet de serre, responsables du réchauffement climatique.
Or, les délégués qui préparaient ce deuxième sommet attendaient justement une initiative du G8 à Denver, voire des engagements précis sur la question des changements climatiques, le problème le plus urgent auquel est confrontée la Communauté internationale.
L’Union européenne, comme l’a rappelé le directeur du WWF, a maintenu sa proposition d’un accord à New York sur les grandes lignes du protocole qui devrait être adopté à Kyoto, avec des objectifs chiffrés de réductions de gaz carbonique (CO2). L’UE s’est déjà engagée sur un programme de réductions d’au moins 10% en 2010 (par rapport au niveau de 1990), mais les ONG réclament une réduction de moins 20% en 2005. (AFP)

