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Actualités - Chronologie

Bagdad tergiverse toujours sur la question des inspections, accuse l'ONU

L’Irak tergiverse toujours sur la question de la pleine liberté de mouvement des inspecteurs de l’ONU chargés de vérifier le démantèlement de son arsenal d’armes de destruction massive, a affirmé mardi à Bagdad un responsable des Nations Unies.
«L’Irak a indiqué qu’il poursuivrait sa coopération avec la Commission spéciale» de l’ONU chargée du désarmement irakien (UNSCOM), a déclaré à la presse M. Charles Duelfer, adjoint du chef de cette commission.
«Mais l’Irak n’a pas indiqué s’il accorderait à l’UNSCOM le plein accès aux informations et documents nécessaires à son travail», a ajouté M. Duelfer, avant de quitter Bagdad au terme d’une mission de trois jours en Irak.
Le responsable de l’ONU s’est plaint du «manque d’informations et de données» fournies par Bagdad depuis la fin de la guerre du Golfe en février 1991, qui avait mis fin à sept mois d’occupation irakienne du Koweit.
Le Conseil de Sécurité de l’ONU a adopté samedi à l’unanimité une résolution menaçant l’Irak de nouvelles sanctions dans un délai de quatre mois si ce pays continue à faire obstruction au travail des inspecteurs de l’UNSCOM.
Bagdad a officiellement rejeté dimanche comme «inacceptable» la résolution du Conseil de Sécurité lui enjoignant de ne plus faire obstruction aux inspections des experts onusiens.
M. Duelfer a relevé que l’Irak «est obligé d’informer l’UNSCOM de tous ses programmes d’armes de destruction massive (...) mais d’après nous, ne l’a toujours pas fait».
«Ce retard est dû au manque d’informations et de données que nous n’avons pas obtenues» de Bagdad, a poursuivi le responsable de l’UNSCOM.
«Le gouvernement irakien a affirmé pendant de nombreuses années avoir fourni toutes les informations requises, mais l’UNSCOM n’a pas été en mesure de vérifier cela», a-t-il souligné.
En réponse à une question sur les différents armements à démanteler, M. Duelfer a dit: «Le dossier des armes bactériologiques est le moins documenté et le moins vérifié, suivi de celui des armes chimiques, et peut-être le dossier le mieux avancé c’est celui des armes balistiques».
«L’incertitude qui règne sur les agents bactériologiques a fait de ce dossier le plus important actuellement», a-t-il estimé.
Il a toutefois indiqué avoir eu des «entretiens constructifs» avec les responsables irakiens au sujet de divers dossiers, sans préciser lesquels.
Une escalade verbale oppose depuis quelques jours l’Irak à l’UNSCOM, dont les membres ont été traités d’espions au service des Etats-Unis après un incident dans une église à Bagdad, dans laquelle les inspecteurs de l’ONU avaient pénétré mercredi.
A son arrivée samedi en Irak, M. Duelfer avait accusé Bagdad de «dissimuler des choses qui sont prohibées», en ce qui concerne son armement.
«Le problème est que nous sommes convaincus que des choses prohibées sont cachées, et nous n’avons pas d’autre choix que de les chercher dans des endroits qui peuvent poser problème parce qu’ils se situent parfois dans des zones sensibles pour la sécurité irakienne», avait-il expliqué.
Un porte-parole officiel irakien avait rejeté dimanche ces accusations et estimé qu’elles «n’ont aucun fondement et trahissent les objectifs politiques maléfiques que certains cherchent à réaliser par le biais de l’UNSCOM».
Le vice-premier ministre irakien Tarek Aziz avait averti que «tout en coopérant avec l’UNSCOM, l’Irak ne peut que défendre sa souveraineté et sa sécurité par tous les moyens légitimes».
Bagdad avait demandé la semaine dernière que l’UNSCOM achève sa mission au plus vite et présente un rapport final sur ses activités.
L’embargo imposé à l’Irak en 1990 après son invasion du Koweit ne peut être levé que lorsque l’UNSCOM aura certifié que l’Irak ne possède plus d’armes nucléaires, bactériologiques ou chimiques ni de missiles d’une portée supérieure à 150 km. (AFP)
L’Irak tergiverse toujours sur la question de la pleine liberté de mouvement des inspecteurs de l’ONU chargés de vérifier le démantèlement de son arsenal d’armes de destruction massive, a affirmé mardi à Bagdad un responsable des Nations Unies.«L’Irak a indiqué qu’il poursuivrait sa coopération avec la Commission spéciale» de l’ONU chargée du désarmement irakien (UNSCOM), a déclaré à la presse M. Charles Duelfer, adjoint du chef de cette commission.«Mais l’Irak n’a pas indiqué s’il accorderait à l’UNSCOM le plein accès aux informations et documents nécessaires à son travail», a ajouté M. Duelfer, avant de quitter Bagdad au terme d’une mission de trois jours en Irak.Le responsable de l’ONU s’est plaint du «manque d’informations et de données» fournies par Bagdad depuis la fin de la...