Le quotidien «al-Raya», proche du gouvernement, souligne mardi que «Qatar reste déterminé à accueillir la conférence économique sur le Proche-Orient et l’Afrique du Nord en novembre, qui succédera à trois autres sommets tenus dans des circonstances similaires».
Ces conférences annuelles se sont tenues à Casablanca (1994), à Amman (1995) et au Caire (1996).
«Tout pays a le droit de s’opposer ou de ne pas participer à la conférence de Doha, mais aucun Etat n’a le droit de recourir aux menaces et aux mises en garde», écrit l’éditorialiste du journal, dans une allusion implicite à la Syrie.
Le vice-président syrien Abdel Halim Khaddam avait accusé la semaine dernière certains pays arabes, sans les nommer, de «faciliter l’intégration d’Israël» dans la région et estimé que ces parties «vont le regretter» et que leurs dirigeants «connaîtront le même sort que le Chah d’Iran».
«Al-Raya» affirme que Doha appuie la tenue de tout «sommet économique ou politique capable de servir les intérêts de la nation arabe (...), et le fait que des pays arabes participent ou non à la conférence de Doha, n’est pas du ressort de Qatar».
«Ce qui se produit actuellement entre pays arabes sert les intérêts israéliens (...), et il est de notre devoir de restaurer la solidarité arabe par le dialogue et non par les menaces creuses», conclut le journal.
La Syrie avait boycotté les trois premières conférences économiques régionales, organisées dans le sillage de la conférence de Madrid (1991), qui a lancé le processus de paix au Proche-Orient. (AFP)

