Madrid a recruté l’Italien Christian Panucci, le Néerlandais Clarence Seedorf, le gardien allemand Bodo Illgner, le Brésilien Roberto Carlos, et continue de poursuivre de ses assiduités le Français Christian Karembeu.
Pour ne pas être en reste, le Barça a fait revenir le Bulgare Hristo Stoïchkov de Parme tout en faisant appel au Français Laurent Blanc, au Portugais Victor Baia, et à l’étoile brésilienne Ronaldo.
Les Madrilènes, sous la houlette de l’entraîneur italien Fabio Capello, sont parvenus à former un groupe homogène et solide à défaut de pratiquer un jeu spectaculaire. Inversement, sous la baguette du très controversé Bobby Robson, le Barça a souvent ressemblé à une somme d’individualités brillantes mais en mal de cohérence.
Le profil des joueurs-vedettes de chaque équipe reflète leur style. Tandis que Raul Gonzalez Blanco accepte d’occuper le milieu de terrain du Real Madrid, quitte à finir en pointe après la sortie de Davor Suker ou Pedraj Mijatovic, Ronaldo ne connaît guère du terrain que les abords des 18 mètres adverses.
Meilleur buteur de la Liga (34 buts), meilleur joueur du monde, Ronaldo a aussi été au cœur de la plus importante négociation de l’histoire du football qui a débouché en fin de saison sur son départ pour l’Inter Milan.
Valladolid est la preuve que le talent n’est pas qu’affaire de gros sous. Avec un budget dix fois inférieur à celui du Real ou du Barça (environ 7 millions de dollars), sans vedettes, l’équipe a décroché pour la première fois de son histoire un billet pour la Coupe de l’UEFA.
Egalement admis en Coupe de l’UEFA, l’Athletic Bilbao n’a pas cédé aux sirènes de l’arrêt Bosman. Fidèle à son histoire, le club basque n’a fait appel qu’à des joueurs basques. A l’arrivée, les coéquipiers de Julen Guerrero sont les seuls à avoir fait chuter à la fois le Real et le Barça cette saison.


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