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Actualités - Chronologie

Effervescence en Israël avant le remaniement gouvernemental

JERUSALEM, 23 Juin (AFP). — Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a mené lundi d’âpres négociations avec ses partenaires de la coalition de droite avant le vote mardi d’une motion de censure au Parlement et un prochain remaniement gouvernemental.
Le chef du groupe parlementaire du Likoud, M. Michaël Eytan, a convenu que «la situation de la coalition est difficile». Il a toutefois relativisé l’ampleur des problèmes en estimant que «seuls des conflits d’intérêts personnels sont en jeu».
Mécontents du fonctionnement du pouvoir après le limogeage déguisé, la semaine dernière, du ministre des Finances Dan Méridor, plusieurs chefs de la coalition ont multiplié les pressions sur M. Netanyahu pour arracher des lambeaux de pouvoir en laissant planer le doute sur leur soutien au Parlement.
Ces tractations pourraient retarder l’annonce du remaniement gouvernemental, qui pourrait avoir lieu après le vote du Parlement, contrairement aux intentions initiales de M. Netanyahu.
Le premier ministre devait pourvoir deux chaises vides, après le départ du gouvernement de deux ténors du Likoud, M. Méridor, la semaine dernière, et le ministre des Sciences Benny Begin, en janvier. Des permutations pourraient en outre intervenir, ce qui a aiguisé les appétits.
M. Ariel Sharon, chef de file des «durs» du Likoud, était donné favori pour occuper le ministère des Finances, mais le flou subsistait ailleurs.
Plusieurs députés du Likoud, notamment MM. David Re’em et Shaoul Amor, ont rejoint les rangs des «déçus de Netanyahu» et pourraient s’abstenir ou être absents mardi de la Knesset pour exprimer leur mécontentement.
Malgré les remous, les commentateurs politiques estimaient lundi que le premier ministre devrait aisément survivre à la motion de censure déposée par l’opposition travailliste et de gauche. Sa coalition peut théoriquement compter sur 66 voix, sur un total de 120 parlementaires.
M. Netanyahu devait cependant satisfaire les exigences des petits partis religieux et de droite, qui ont profité de ses difficultés internes au Likoud pour faire monter les enchères.
Le Parti national religieux (9 sièges) a exigé le retour au ministère de la Justice de M. Yaacov Neeman, évincé de son poste en janvier à cause de poursuites pour malversations financières récemment conclues par un non-lieu.
Le ministre du Commerce et de l’Industrie Nathan Chtcharansky a indiqué que son parti Israël Be Aliya (7 sièges) avait «un pied à l’extérieur de la coalition». Il pourrait réintégrer le giron de la droite au prix de crédits que M. Netanyahu pourrait dégager.
Critiquant publiquement le mauvais fonctionnement du cabinet, M. Yéhouda Harel, un des chefs du parti La Troisième Voie (4 sièges) s’est prononcé «pour un gouvernement d’union nationale, alors que doivent s’engager les négociations cruciales sur le règlement définitif du problème palestinien».
Sans illusion sur la possibilité réelle de renverser le cabinet, M. Yossi Beilin, un des dirigeants travaillistes, a catégoriquement écarté l’éventualité d’une union nationale.
«Nous ne pouvons pas nous associer à M. Netanyahu qui est incapable de gouverner et ne terminera pas la législature» en l’an 2000, a-t-il déclaré à des journalistes.
M. Beilin a demandé lundi à la Cour suprême de réexaminer son récent arrêt sur le scandale du «Bibigate» qui avait confirmé un jugement du Parquet exonérant le premier ministre de poursuites judiciaires, faute de preuve.
JERUSALEM, 23 Juin (AFP). — Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a mené lundi d’âpres négociations avec ses partenaires de la coalition de droite avant le vote mardi d’une motion de censure au Parlement et un prochain remaniement gouvernemental.Le chef du groupe parlementaire du Likoud, M. Michaël Eytan, a convenu que «la situation de la coalition est difficile». Il a toutefois relativisé l’ampleur des problèmes en estimant que «seuls des conflits d’intérêts personnels sont en jeu».Mécontents du fonctionnement du pouvoir après le limogeage déguisé, la semaine dernière, du ministre des Finances Dan Méridor, plusieurs chefs de la coalition ont multiplié les pressions sur M. Netanyahu pour arracher des lambeaux de pouvoir en laissant planer le doute sur leur soutien au Parlement.Ces tractations...