«Ces sept «esquisses» ont été créées à Beyrouth en mars 1959 par Takieddine», indique l’auteur. «Orchestrées deux ans plus tard, elles ont été exécutées à maintes reprises par l’Orchestre du Conservatoire national de Beyrouth ainsi que par l’Orchestre symphonique de Radio Istanbul, sous la baguette de Raïf Abillama. Sous leur forme orchestrale, elles ont également été interprétées par l’Orchestre symphonique de la Garde Républicaine au cours d’une réception donnée au Palais de l’Elysée en mai 1965 par le général de Gaulle en l’honneur du président Charles Hélou, en visite officielle en France. Au programme de cette soirée figuraient des œuvres de Bizet, Debussy, Ravel, Massenet et Messager...»
Par ailleurs, la troisième œuvre de Baz sélectionnée par «Combre», «Barcarolle pour hautbois et piano», est en cours de publication. Elle est dédiée à Etienne Kupélian, hautboïste et professeur au Conservatoire de Beyrouth.
Signalons enfin qu’à l’initiative de son président, M. Walid Gholmieh, le Conservatoire prépare actuellement l’édition de deux œuvres de Georges Baz.
Né au Caire en 1926, Georges Baz, étudiant à l’U.S.J., a pour professeur de piano Bertrand Robillard, titulaire des orgues de l’USJ, qui l’initie à l’art de l’harmonie et du contrepoint.
Georges Baz poursuit sa formation à l’Académie libanaise des Beaux-Arts et perfectionne ses études musicales à l’Académie musicale Chigiana de Sienne en Italie.
De 1957 à 1963, il dirige la chorale du Collège des Frères des Ecoles Chrétiennes. Il enseigne ensuite les matières théoriques au Conservatoire. Il est également professeur, durant dix ans, à l’USEK.
Parallèlement à ses activités musicales, Georges Baz travaille jusqu’en 1990 à la Banque centrale où il accède à un poste de direction.
Il est l’un des membres fondateurs en 1953 des «Jeunesses Musicales du Liban», dont il reste secrétaire général jusqu’en 1961.

