Le Musée de Lourinha, une localité à 60 km a nord de Lisbonne où plusieurs pontes bien conservées de dinosaures ont été découvertes dans la couche du jurassique supérieur (140 millions d’années), la Faculté des Sciences et de technologie de Lisbonne et le Muséum National d’Histoire Naturelle à Paris, soulignent en effet dans un communiqué publié conjointement dimanche que c’est la première fois que sont découverts en Europe des restes bien conservés d’embryons de dinosaures.
Les gisements connus n’avaient livré jusqu’à présent que des œufs vides et la présence d’embryons de dinosaures carnivores «est rarissime» ajoute le document. Elle ne concernait jusqu’à présent que les dinosaures du crétacé supérieur (70 millions d’années) du désert de Gobi.
«L’étude de ces pontes, de ces œufs et de ces embryons permettra d’apporter des données particulièrement intéressantes sur le comportement et la biologie des reptiles dont les premiers stades de la vie demeurent encore imparfaitement inconnus», poursuit le communiqué.
Cette importante découverte à été réalisée par une habitante de Lourinha, Isabel Mateus et sa petite fille. La fouille sur le terrain menée par une équipe portugaise sous la responsabilité de Horacio et Isabel Mateus, a permis de recueillir six grand blocs renfermant plusieurs dizaines d’œufs. L’un des blocs comprend 34 œufs bien groupés dont quatre laissent apparaître les petits os d‘embryons de dinosaures.
Les œufs oblongs ont en moyenne 13 cm de longueur pour 8 cm de diamètre. La coquille est fine, percée de larges pores. Les ossements des embryons, vertèbres, os des membres et même fragment crânien sont ceux d’un petit dinosaure carnivore ont constatés les poléontologues.
Les études scientifiques sont le fruit d’une collaboration entre les habitants de Lourinha, dans la province de l’Estremadure, le professeur Miguel Telles Antunes, de la Faculté des Sciences et de Technologie de Lisbonne et le professeur Philippe Taquet, du Laboratoire de Paléontologie du Muséum National d’Histoire Naturelle à Paris, laboratoire associé au CNRS.
Les auteurs de cette découverte ont tenu à publier les résultats de leurs travaux, fruit d’une coopération franco-portugaise, dans une revue scientifique européenne. Leur travail a donc été soumis aux comptes rendus de l’Académie des Sciences et devait être publié prochainement en français et en portugais, indique encore le communiqué.

