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Actualités - Chronologie

Les européens en panne d'ambition pour créer une défense commune

BRUXELLES, 22 Juin (AFP). — Les Européens semblent avoir perdu toute ambition de se doter d’une défense européenne commune, comme en témoigne l’adoption du traité d’Amsterdam, ce qui devrait ravir les Etats-Unis.
Dans une déclaration accompagnant le traité de Maastricht (1992), l’Union de l’Europe occidentale (UEO), seule organisation européenne de défense, devait devenir «une composante de défense de l’UE».
Le nouveau traité, conclu la semaine dernière à Amsterdam, prévoit «une intégration éventuelle de l’UEO dans l’UE si le conseil européen devait en décider». En attendant, l’UE peut décider des grandes lignes d’une opération de paix qu’elle confierait à l’UEO.
Autrement dit, la question de la création d’une défense européenne autonome a peu évolué.
«Personne ne s’intéresse plus à cette question», résume un diplomate, en soulignant l’impossibilité de parvenir à un consensus sur la défense européenne dès lors que les membres de l’UEO ont des avis radicalement différents.
«Sans la Grande-Bretagne, il n’est pas possible de créer une défense européenne», ajoute-t-il. Depuis longtemps, Londres défend l’idée de maintenir l’UEO en organisation indépendante et de ne surtout rien faire qui puisse nuire à l’OTAN et au maintien d’une présence militaire américaine en Europe.
L’entrée de pays neutres au sein de l’Union européenne a par ailleurs multiplié les difficultés pour créer une défense européenne commune. Bien qu’ayant pour certains d’entre eux (Suède par exemple) une forte expérience des opérations de maintien de la paix, ces Neutres rechignent à donner des compétences à l’UE en matière de défense.
Si tel devait être le cas, leur position de non-membre de l’UEO pose un sérieux problème aux Etats-Unis qui ne peuvent, via l’OTAN, travailler avec les membres de l’organisation européenne qu’à condition qu’ils soient aussi membres de l’Alliance atlantique, notamment pour des raisons de confidentialité des documents utilisés.
Tant dans le traité fondateur de l’UEO que dans celui de l’OTAN, un article (5) prévoit que chaque membre se portera au secours d’un autre en cas d’attaque. Si une opération de paix est menée en Europe et qu’une telle clause vient à devoir entrer en vigueur, elle entraîne de facto un engagement américain à défendre son allié de l’OTAN.
Pour Washington, il est hors de question qu’une telle situation se produise avec un pays neutre, non préparé et non impliqué dans la défense commune des alliés au sein de l’OTAN.
A cet égard, les Etats-Unis avaient très mal pris, selon des diplomates, l’initiative franco-allemande tendant à prévoir une fusion progressive de l’UE et de l’UEO en trois phases, soutenue par plusieurs autres pays européens comme l’Italie, l’Espagne ou la Belgique.
D’un point de vue pratique, le traité d’Amsterdam prévoit la possibilité pour l’UE de demander à l’UEO de mener des opérations humanitaires ou de paix. Sans être inscrite dans un traité, cette possibilité existait déjà. Récemment, elle n’a cependant pas été mise en œuvre pour l’Albanie en raison de l’opposition de la Grande-Bretagne et de l’Allemagne à envoyer une force de l’UEO dans ce pays.
BRUXELLES, 22 Juin (AFP). — Les Européens semblent avoir perdu toute ambition de se doter d’une défense européenne commune, comme en témoigne l’adoption du traité d’Amsterdam, ce qui devrait ravir les Etats-Unis.Dans une déclaration accompagnant le traité de Maastricht (1992), l’Union de l’Europe occidentale (UEO), seule organisation européenne de défense, devait devenir «une composante de défense de l’UE».Le nouveau traité, conclu la semaine dernière à Amsterdam, prévoit «une intégration éventuelle de l’UEO dans l’UE si le conseil européen devait en décider». En attendant, l’UE peut décider des grandes lignes d’une opération de paix qu’elle confierait à l’UEO.Autrement dit, la question de la création d’une défense européenne autonome a peu évolué.«Personne ne s’intéresse plus...