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Actualités - Chronologie

Palestiniens et israéliens manifestent ensemble à Jérusalem (photo)

Le cortège organisé par «Jérusalem Link», une organisation réunissant des Israéliens de gauche et des Palestiniens, s’est formé à la porte de Damas dans la vieille ville. Il s’est ensuite dirigé dans les rues de Jérusalem-Est, en passant devant le consulat des Etats-Unis.
Plus de 200 policiers israéliens ont été déployés tout au long du parcours.
Quelques brèves échauffourées ont eu lieu lorsqu’un Israélien a déployé une banderole avec les drapeaux israélien et palestinien cousus ensemble. Il a été interpellé. Les policiers ont également tenté en vain de s’emparer d’un drapeau palestinien brandi par des manifestants.
Sept militants d’extrême-droite israéliens, qui avaient tenté de perturber le défilé, ont également été arrêtés, a indiqué un porte-parole de la police.
Les manifestants ont scandé «nous voulons la paix». De jeunes Palestiniens ont crié «al-Qods» (Jérusalem en arabe) et brandi des pancartes sur lesquelles on pouvait lire «bas les mains sur Jérusalem-Est», «30 ans d’occupation, c’est assez», «arrêtez la purification ethnique à Jérusalem», une allusion à la multiplication ces derniers mois des confiscations des cartes de résidence de Palestiniens de Jérusalem-Est par les autorités israéliennes.
Une femme palestinienne Amal Khacheq a affirmé lors d’un discours que les Palestiniens «ne pouvaient plus se permettre d’être souples et patients». Une Israélienne Hagar Roublev a pour sa part dénoncé la politique du gouvernement de droite de Benjamin Netanyahu. «Avec les destructions de maisons palestiniennes et les confiscations de cartes de résidence, il n’y aura bientôt plus rien à négocier à Jérusalem», a-t-elle affirmé.
Une centaine de colombes ont été lâchées dans le ciel.
Le concert de la chanteuse de rock irlandaise Sined O’Connor, prévu samedi soir à l’issue du défilé, avait été annulé lundi dernier à la suite de menaces de mort lancées par des extrémistes de droite israéliens.
Selon la radio israélienne, Sined O’Connor a fait parvenir un message aux organisateurs pour affirmer que «sans la paix à Jérusalem, il ne pourra jamais y avoir de paix au Proche-Orient».
Le gouvernement Netanyahu a relancé la bataille de Jérusalem en lançant le 18 mars dernier les travaux de construction d’un nouveau quartier israélien dans la partie arabe de la Ville sainte. Cette initiative a provoqué un gel du processus de paix.
Les Palestiniens souhaitent faire de la partie arabe de la ville, conquise et annexée par Israël en 1967, la capitale de leur futur Etat, tandis que l’Etat hébreu soutient que Jérusalem restera sa «capitale éternelle».
Le cortège organisé par «Jérusalem Link», une organisation réunissant des Israéliens de gauche et des Palestiniens, s’est formé à la porte de Damas dans la vieille ville. Il s’est ensuite dirigé dans les rues de Jérusalem-Est, en passant devant le consulat des Etats-Unis.Plus de 200 policiers israéliens ont été déployés tout au long du parcours.Quelques brèves échauffourées ont eu lieu lorsqu’un Israélien a déployé une banderole avec les drapeaux israélien et palestinien cousus ensemble. Il a été interpellé. Les policiers ont également tenté en vain de s’emparer d’un drapeau palestinien brandi par des manifestants.Sept militants d’extrême-droite israéliens, qui avaient tenté de perturber le défilé, ont également été arrêtés, a indiqué un porte-parole de la police.Les manifestants ont...