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Actualités - Chronologie

Campagne contre l'épilepsie


Quarante millions d’épileptiques «vivent dans l’ombre», selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS) qui a annoncé à Genève le lancement d’une campagne mondiale contre l’épilepsie et les préjugés qui l’entourent.
Le Dr. Fernando S. Antezana, sous-directeur général de l’OMS, a invité les politiques et les responsables de la santé à créer les conditions permettant aux épileptiques «de sortir de l’ombre et de ne plus être rejetés».
La campagne menée avec deux organisations non gouvernementales, la Ligue internationale et le Bureau international de l’Epilepsie, veut améliorer les soins de santé et l’acceptation sociale de l’épilepsie.
Il s’agit, indique l’OMS, du trouble cérébral grave «le plus fréquent au monde», mais qu’il est possible de traiter «dans 70% des cas».
Pour des raisons sociales, 30 millions de malades vivant la plupart dans des pays en développement, ne bénéficient d’aucun traitement, observe l’agence onusienne.
Au Cameroun, on croit encore les épileptiques possédés par le diable. Au Liberia et ailleurs, on attribue cette maladie à des actes de sorcellerie ou aux mauvais esprits, et au Swaziland il s’agit, selon les guérisseurs, d’un ennemi qui envoie des esprits malins, selon un document de l’OMS.
Au Sénégal en revanche, on semble tenir les épileptiques en estime.
En Indonésie, cette maladie est considérée comme un karma ou une punition infligée par des forces obscures.
Aux Etats-Unis, les épileptiques n’ont pas eu le droit de se marier et la stérilisation eugénique a même été prévue dans 18 Etats jusqu’en 1956.
Au Royaume-Uni, une loi a interdit aux épileptiques de se marier jusqu’en 1970.
En Inde et en Chine, il s’agit toujours d’une cause d’interdiction ou d’annulation des mariages. Un tiers des Chinois, selon une enquête, estiment que les épileptiques ne doivent pas avoir d’emploi.
Le coût du médicament anti-épileptique «phénobarbitone», qui peut à lui seul être utilisé pour traiter les crises d’une proportion importante de malades, pourrait n’être que de cinq dollars par malade et par an, souligne l’OMS.
Quarante millions d’épileptiques «vivent dans l’ombre», selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS) qui a annoncé à Genève le lancement d’une campagne mondiale contre l’épilepsie et les préjugés qui l’entourent.Le Dr. Fernando S. Antezana, sous-directeur général de l’OMS, a invité les politiques et les responsables de la santé à créer les conditions permettant aux épileptiques «de sortir de l’ombre et de ne plus être rejetés».La campagne menée avec deux organisations non gouvernementales, la Ligue internationale et le Bureau international de l’Epilepsie, veut améliorer les soins de santé et l’acceptation sociale de l’épilepsie.Il s’agit, indique l’OMS, du trouble cérébral grave «le plus fréquent au monde», mais qu’il est possible de traiter «dans 70% des cas».Pour des...