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Actualités - Chronologie

Le retour de Hong Kong à Pekin n'a qu'une valeur symbolique

WASHINGTON, 19 Juin (AFP). — La rétrocession de Hong-Kong à la Chine le 1e juillet renforcera l’image de puissance militaire montante de Pékin mais le port, connu de générations de marins américains, a un poids militaire limité, estiment les experts militaires.
Malgré sa qualité de port naturel, la colonie britannique n’est jamais devenue un bastion militaire, notamment parce que son existence reposait plus sur la tolérance des Chinois que sur une défense solide.
«Il existait une entente implicite comme quoi Hong-Kong ne pouvait être intégrée dans les plans stratégiques de quiconque en Asie», souligne ainsi Ronald Montaperto, un expert de la Chine à l’université de la Défense nationale à Washington.
Pendant des années, il était dans l’intérêt de tous de laisser fleurir l’Eldorado capitaliste dans l’ombre de la Chine. «Cela plaçait les étrangers à une certaine distance et donnait au reste du monde une fenêtre sur la Chine, que les Chinois pensaient être aussi dans leur intérêt», explique-t-il.
Même pendant la guerre du Vietnam, Hong-Kong n’a pas servi militairement mais de lieu de détente et de repos pour les troupes américaines combattantes dans le sud-est asiatique.
La Grande-Bretagne a certes conservé une petite flotte navale à Hong-Kong, mais Londres n’abandonnera rien de militairement significatif le 1er juillet prochain, estiment encore les spécialistes.
Hong-Kong n’a pas non plus de potentiel militaire pour la Chine, selon M. Montaperto.
«Hong-Kong n’a jamais été un facteur dans les projets militaires de la Chine en mer de Chine du sud ou à Taïwan, et le port ne lui donnera pas de capacités supplémentaires même si Pékin décidait de changer de stratégie», affirme l’expert.
La vraie valeur stratégique du retour dans le giron chinois de la colonie britannique repose, en revanche, sur la perception de la Chine comme puissance militaire montante.
La manière dont Taïwan notamment percevra la rétrocession est cruciale pour les objectifs à long terme d’unification de la Chine et dans la dynamique des relations entre Pékin et Taipei, selon les experts.
«L’importance stratégique de la rétrocession, c’est qu’à Taïwan, ils vont observer les événements de très près. Cela va être un facteur pour leur propre avenir», affirme ainsi le contre-amiral à la retraite Lloyd Vasey, fondateur du Forum Pacifique à Hawaii.
Il n’est pas le seul à penser à cet égard que Pékin va manœuvrer avec prudence à Hong-Kong, évitant des changements radicaux, tout en resserrant son contrôle à travers la nouvelle assemblée législative.
Washington aussi sera très attentif, ayant conscience que la Chine est une rivale potentielle en Asie.
Au cours de récentes discussions avec des responsables militaires chinois, le Pentagone a ainsi ardemment défendu le maintien de l’ouverture du port de Hong-Kong aux navires de guerre américains après la rétrocession. Environ 65 navires américains font escale à Hong-Kong chaque année.
Le Pentagone en a fait un test des relations sino-américaines, mais aussi une occasion de développer les relations militaires entre les deux pays, quasi-inexistantes.
WASHINGTON, 19 Juin (AFP). — La rétrocession de Hong-Kong à la Chine le 1e juillet renforcera l’image de puissance militaire montante de Pékin mais le port, connu de générations de marins américains, a un poids militaire limité, estiment les experts militaires.Malgré sa qualité de port naturel, la colonie britannique n’est jamais devenue un bastion militaire, notamment parce que son existence reposait plus sur la tolérance des Chinois que sur une défense solide.«Il existait une entente implicite comme quoi Hong-Kong ne pouvait être intégrée dans les plans stratégiques de quiconque en Asie», souligne ainsi Ronald Montaperto, un expert de la Chine à l’université de la Défense nationale à Washington.Pendant des années, il était dans l’intérêt de tous de laisser fleurir l’Eldorado capitaliste dans...