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Actualités - Chronologie

Les arabes américains veulent se faire entendre

WASHINGTON, 19 Juin (AFP). — Les Arabes américains cherchent à se faire mieux entendre au sein de la société et s’organisent progressivement pour combattre les clichés et les préjugés dont ils s’estiment victimes, tout en essayant d’être mieux représentés sur le plan politique.
La Convention nationale annuelle de la Commission américano-arabe contre la discrimination (ADC) a achevé ses travaux à Arlington (Virginie), sous l’intitulé: «Le pouvoir est dans l’organisation».
De nombreuses critiques se sont élevées à l’occasion contre la presse accusée d’être trop souvent favorable à Israël et de ne pas avoir une analyse équilibrée de la situation au Proche-Orient.
«Les Arabes et les musulmans sont très mal compris» aux Etats-Unis et traités avec suspicion, explique en français Hala Maksoud, une universitaire originaire du Liban et présidente de l’ADC. Selon elle, les médias américains et les milieux pro-israéliens sont en partie responsables de cet état de fait.

Un siècle

Hala Maksoud se souvient que son organisation a reçu 228 plaintes pour harcèlement dans la semaine qui a suivi l’attentat d’Oklahoma City, le 19 avril 1995 (168 morts), pour lequel les soupçons s’étaient d’abord portés sur les milieux islamistes.
Le phénomène, poursuit-elle, s’est répété après l’explosion du vol 800 de la TWA, près de New York, le 17 juillet 1996 (230 morts).
Timothy Mc Veigh, un Américain de 29 ans, a été condamné à mort vendredi dernier pour l’attentat d’Oklahoma et les enquêteurs retiennent maintenant de plus en plus la thèse de l’accident mécanique pour expliquer le drame de la TWA.
Il y a quelque 3 millions d’Arabes américains aux Etats-Unis et environ six millions de musulmans.
Les Arabes américains, ajoute Hala Maksoud, doivent s’organiser au même titre que toutes les autres minorités. «Sinon, on n’existe pas en Amérique».
Elle souligne que cette communauté dispose de plusieurs atouts et que ses membres bénéficient souvent d’un haut niveau d’éducation, ainsi que de ressources financières importantes.
Plusieurs associations d’Arabes américains se sont d’autre part inquiétées ces dernières années de voir les mesures prises par l’administration contre le terrorisme se retourner contre eux. Ils avaient témoigné à cet effet devant le Congrès.
Le président de l’Association nationale des Arabes américains (NAAA), Khalil Jahshan, explique pour sa part que son organisation a pour objectif de chercher à équilibrer la politique étrangère américaine à l’égard du Proche-Orient, «trop dominée, selon lui, par des considérations intérieures» et par le «lobby pro-israélien».
Il précise que la communauté des Arabes américains est déjà vieille de plus d’un siècle et est à majorité chrétienne, comprenant de 500.000 à un million de musulmans. Plus des deux tiers sont nés aux Etats-Unis.
Selon le président de la NAAA, les Arabes américains tentent aussi d’être davantage représentés dans la politique américaine. Cette communauté, indique-t-il, comprend à l’heure actuelle 7 membres au Congrès, dont un sénateur et six représentants.
L’Institut des Arabes américains, créé en 1985, s’efforce d’impliquer les membres de leur communauté dans la vie politique des Etats-Unis et à avancer des candidats aux élections.
Mais, reconnaît Khalil Jahshan, ces efforts se heurtent encore à de grandes réticences, beaucoup d’Arabes des Etats-Unis n’étant pas habitués au processus électoral démocratique, et le chemin est encore long à parcourir.
«Cela prend, dit-il, une génération (ou deux) pour s’impliquer» dans la politique.
WASHINGTON, 19 Juin (AFP). — Les Arabes américains cherchent à se faire mieux entendre au sein de la société et s’organisent progressivement pour combattre les clichés et les préjugés dont ils s’estiment victimes, tout en essayant d’être mieux représentés sur le plan politique.La Convention nationale annuelle de la Commission américano-arabe contre la discrimination (ADC) a achevé ses travaux à Arlington (Virginie), sous l’intitulé: «Le pouvoir est dans l’organisation».De nombreuses critiques se sont élevées à l’occasion contre la presse accusée d’être trop souvent favorable à Israël et de ne pas avoir une analyse équilibrée de la situation au Proche-Orient.«Les Arabes et les musulmans sont très mal compris» aux Etats-Unis et traités avec suspicion, explique en français Hala Maksoud, une...