A trois jours de l’ouverture à Denver du sommet des sept pays les industrialisés et de la Russie, il s’est aussi engagé à demander lors de cette conférence aux partenaires des Etats-Unis de «coordonner leurs politiques» vers l’Afrique.
M. Clinton a indiqué que l’aide publique au développement — bilatérale et par l’intermédiaire des institutions multilatérales — avait toujours une raison d’être, mais a laissé entendre qu’elle était désormais secondaire par rapport au développement des investissements privés et des échanges commerciaux.
«L’aide (publique) ne peut remplacer les réformes économiques», a-t-il dit, établissant aussi un lien très clair entre la libéralisation des économies de ces pays et l’octroi par Washington d’avantages commerciaux.
Parlant au nom de tous ses collègues africains, l’ambassadeur de Djibouti à Washington, M. Roble Olhaye, a salué l’initiative américaine, l’estimant «à propos et nécessaire».
Il a souhaité que M. Clinton «galvanise le soutien international à des mesures similaires au sein du G-7 et des institutions multilatérales comme la Banque mondiale et le FMI», particulièrement en ce qui concerne l’allègement du «fardeau écrasant» de la dette publique.
«Je vous ai compris (...) et je sais que vous avez raison», a répondu M. Clinton.
Donnant en exemple une demi-douzaine de pays — Sénégal, ghana, Mozambique, Côte d’Ivoire, et surtout Éthiopie et Ouganda — qui connaissent depuis quelques années une forte croissance, allant jusqu’à 12%, M. Clinton a qualifié de «réellement immense» le marché de l’Afrique subsaharienne, avec ses 700 millions de consommateurs.


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