Cet accord a été élaboré au cours d’une visite à Téhéran du premier ministre pakistanais Nawaz Sharif qui s’est entretenu avec le président iranien Ali Akbar Hashemi Rafsandjani, a précisé le ministre.
M. Rafsandjani a déclaré à M. Sharif que «rien ne peut nuire aux relations pakistano-iraniennes». «Le problème afghan ne portera pas ombrage aux relations entre les deux pays, déjà mises à l’épreuve du temps», a ajouté le président iranien, cité par l’agence de presse pakistanaise Associated Press.
La visite du premier ministre pakistanais en Iran est sa première depuis sa victoire aux élections de février contre Benazir Bhutto. Elle fait suite à la reconnaissance par Islamabad en mai du gouvernement de la milice islamiste des Taliban, qui contrôle l’essentiel de l’Afghanistan.
Le Pakistan est généralement considéré comme l’allié des Taliban auxquels Islamabad fournirait un soutien armé.
L’Iran, à dominante chitte, est hostile aux sunnites taliban et continue de reconnaître le président déchu Burhanuddin Rabbani, chassé de Kaboul en septembre 1996.
A Téhéran, l’agence officielle IRNA s’est bornée à annoncer mardi la signature lundi entre l’Iran et le Pakistan d’un accord permettant pour la première fois de délimiter leur frontière maritime dans la mer d’Oman.
Signé en présence du chef de l’Etat iranien Ali Akbar Hachémi-Rafsandjani et du premier ministre pakistanais Nawaz Sharif, cet accord est le premier du genre conclu entre l’Iran et un pays de la région depuis la révolution islamique de 1979, selon IRNA.
La frontière maritime entre l’Iran et le Pakistan est fixée à l’intérieur du Golfe de Goater et de la zone économique des deux pays dans la mer d’Oman, prévoit le texte de l’accord.
A la veille du départ inopiné du chef du gouvernement pakistanais pour Téhéran, l’Iran a fermé sa frontière avec la province afghane occidentale de Herat (aux mains des Taliban), imposant une interdiction totale de traversées et échanges commerciaux, selon l’agence Afghan Islamic Press (AIP) basée à Islamabad.
Les autorités iraniennes sont restées «vagues» sur les raisons de cette décision, a indiqué l’agence, qui citait un porte-parole des Taliban, Wakil Ahmed.
Jusqu’à un millier de personnes traversaient quotidiennement et les Taliban encaissaient des dizaines de milliers de dollars de droits de douane.
Le porte-parole des Taliban a «énergiquement condamné» la décision de fermeture et l’a qualifiée d’«expression de l’hostilité iranienne envers l’Afghanistan».


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