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Actualités - Chronologie

Les égyptiennes se convertissent aux délices du narguilé

LE CAIRE, 16 Juin (AFP). — Les Egyptiennes raffolent de plus en plus du narguilé, la pipe à eau orientale qu’elles fument non seulement chez elles mais même dans les cafés en bravant le regard oblique des passants, plus habitués à voir des hommes à la même place.
«La consommation annuelle par habitant de méassel (tabac à narguilé) est passée de 15 à 20 kg en 20 ans, mais le plus stupéfiant c’est le nombre croissant de femmes qui y prennent goût», affirme M. Abdel Gayed Emara, porte-parole du ministère égyptien de la Santé.
S’il ne peut chiffrer précisément le nombre des consommatrices, il relève «une augmentation considérable» des fumeurs de chicha (nom égyptien du narguilé), évalués aujourd’hui à 830.000, soit 12% des fumeurs de tabac. Quelque 16.000 tonnes de méassel sont consumées chaque année.
Les cafés arabes du quartier al-Hussein, au cœur du Caire, sont les lieux de rendez-vous des fumeuses de chicha. «Notre société regarde de travers une fille qui grille une cigarette dans la rue mais goûter, entre amis, une chicha dans un café nous rend indifférentes aux critiques des voisins», affirme Nahla, une étudiante installée sur la terrasse du café Waley al-Niam.
«Les filles fument moins régulièrement la chicha que les hommes, mais c’est bien agréable pour passer un bon moment», ajoute-t-elle.
Venue de Syrie, la pipe à eau, au long tuyau communiquant avec un flacon d’eau aromatisée, a été introduite en Egypte en 1601 où elle fut l’attribut de l’aristocratie mamelouke et ottomane. Au début du XXe siècle, la bonne société s’enticha de la cigarette et la chicha devint le plaisir des hommes du peuple.
«Mon père possède une chicha mais je n’ai jamais osé lui demander de la fumer», avoue Dina avant d’aspirer profondément sur le narguilé qu’elle partage avec son mari. «Je l’ai poussé à remplacer la cigarette par la chicha car c’est moins nuisible», dit-elle.
LE CAIRE, 16 Juin (AFP). — Les Egyptiennes raffolent de plus en plus du narguilé, la pipe à eau orientale qu’elles fument non seulement chez elles mais même dans les cafés en bravant le regard oblique des passants, plus habitués à voir des hommes à la même place.«La consommation annuelle par habitant de méassel (tabac à narguilé) est passée de 15 à 20 kg en 20 ans, mais le plus stupéfiant c’est le nombre croissant de femmes qui y prennent goût», affirme M. Abdel Gayed Emara, porte-parole du ministère égyptien de la Santé.S’il ne peut chiffrer précisément le nombre des consommatrices, il relève «une augmentation considérable» des fumeurs de chicha (nom égyptien du narguilé), évalués aujourd’hui à 830.000, soit 12% des fumeurs de tabac. Quelque 16.000 tonnes de méassel sont consumées chaque...