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Actualités - Chronologie

Auto Grand prix du Canada Course chargée d'émotion pour Villeneuve à Montréal

MONTREAL, 12 Juin (Reuter). — Jacques Villeneuve s’apprête à vivre une course chargée d’émotion, dimanche à Montréal, où le souvenir de son père est toujours vivace.
Le jour de la fête des pères, le jeune Québécois prendra le départ du Grand Prix du Canada sur un circuit baptisé du nom de Gilles Villeneuve, qui y remporta en 1978 une victoire mémorable au volant d’une Ferrari.
Le leader du championnat du monde a toujours pris soin de se démarquer d’un héritage encombrant en affirmant qu’il courait pour lui, et non après la gloire du plus romantique des héros de la F1, auquel on le compare immanquablement.
Tout de même, il aura un petit pincement au cœur avant de tenter de triompher devant son public et d’offrir en prime à Williams sa 100e victoire en Grand Prix.
«C’est très spécial», a-t-il confié. «L’an dernier, j’avais fait une belle course mais je n’avais pas gagné», a-t-il ajouté en se souvenant de sa deuxième place derrière Damon Hill. «J’espère y arriver cette fois».
Jacques Villeneuve a fait l’actualité avant même la course en se rendant à Paris mercredi pour y recevoir un blâme du Conseil mondial de la Fédération internationale de l’automobile (FIA), agacé par la verdeur de ses propos sur la réglementation 1998.
«Un blâme, c’est-à-dire qu’un autre écart deviendrait des courses de suspension, un truc comme ça», a-t-il dit avant de regretter le vocabulaire employé mais de maintenir son opposition de principe à l’introduction des pneus rainurés. «C’est fini, c’est juste dommage que cela se soit passé avant le Grand Prix du Canada».
Grâce à sa victoire pleine d’autorité à Barcelone, le mois dernier, Jacques Villeneuve a repris le commandement avec 30 points contre 27 à son poursuivant immédiat, Michael Schumacher.
En s’imposant sur l’île Notre-Dame, il permettrait en outre à Williams de déloger Ferrari de la tête du classement des constructeurs.
Mais la firme de Didcot vise surtout un succès symbolique qui lui permettrait de rejoindre Ferrari et McLaren dans le club très fermé des écuries ayant atteint le cap des 100 victoires.
«Il y aura beaucoup de pression mais j’attends cette course avec impatience», a dit Jacques Villeneuve. «Le public ici est fabuleux, respectueux. C’est une sensation très forte de courir ici, surtout parce que c’est mon public».
Le tracé proprement dit n’enthousiasme pas l’intrépide Canadien: «Le circuit en lui-même n’a rien de particulier mais il est bien pour la course parce qu’il y a beaucoup d’endroits où on peut dépasser», a-t-il dit.
En plus du décalage horaire après sa petite visite à Paris, Jacques Villeneuve devra combattre son coéquipier Heinz-Harald Frentzen, qui devrait être son plus dangereux adversaire pour la victoire.
«Nous avons été très compétitifs sur tous les autres circuits et ce devrait être pareil à Montréal», a estimé l’Allemand. «Je sais que Jacques est très motivé pour gagner ici mais je ne vais lui faire aucun cadeau, soyez-en sûrs».
La principale menace pour les Williams devrait venir une nouvelle fois de Ferrari, qui reste un sérieux candidat pour le titre, comme l’a affirmé Michael Schumacher.
«Nous sommes beaucoup mieux placés à ce stade de la saison que je ne m’y attendais», a déclaré le double champion du monde. «Je suis satisfait de mes trois points à Barcelone mais à Montréal, nous devrions faire mieux et si notre excellente fiabilité se confirme, je suis sûr que nous pouvons rester en lice pour le titre, même sans posséder la voiture la plus rapide du moment».
Il faudra surveiller également Benetton, qui reprend du poil de la bête après un début de saison catastrophique. Au volant d’une voiture au châssis et à l’aérodynamique corrigés, Jean Alesi s’est distingué en signant le meilleur temps lors d’essais privés à Magny-Cours, la semaine dernière.
«Nous avons fait des progrès et nous avons espoir d’obtenir de meilleurs résultats», a déclaré le directeur technique de Benetton, Pat Symonds.
MONTREAL, 12 Juin (Reuter). — Jacques Villeneuve s’apprête à vivre une course chargée d’émotion, dimanche à Montréal, où le souvenir de son père est toujours vivace.Le jour de la fête des pères, le jeune Québécois prendra le départ du Grand Prix du Canada sur un circuit baptisé du nom de Gilles Villeneuve, qui y remporta en 1978 une victoire mémorable au volant d’une Ferrari.Le leader du championnat du monde a toujours pris soin de se démarquer d’un héritage encombrant en affirmant qu’il courait pour lui, et non après la gloire du plus romantique des héros de la F1, auquel on le compare immanquablement.Tout de même, il aura un petit pincement au cœur avant de tenter de triompher devant son public et d’offrir en prime à Williams sa 100e victoire en Grand Prix.«C’est très spécial», a-t-il confié....