Pour définir ce Brésil, dont la lumière a plongé dans une ombre relative l’Angleterre pourtant vainqueur du Tournoi de France, un seul mot revient: impressionnant. Le match contre l’Italie, surtout en seconde période a été techniquement exceptionnel.
Après une mise en route laborieuse en Norvège, où des gaillards sans complexe ont marqué quatre buts aux quadruples champions du monde, les incontournables grincheux ont posé les inévitables questions. Les Brésiliens sont-ils toujours aussi forts? Après trois matches, deux nuls et une victoire la réponse est oui, plus que jamais.
Quelle chance ce Mario Zagallo. Toujours là où il faut. Joueur, il a été deux fois champion du monde dans la «Dream Team I et II» de Pelé et Garrincha en 1958 et 1962. Sélectionneur, il a été également de la «Dream Team III» de Pelé encore et Carlos Alberto en 1970. Enfin, comme «coordinateur-technique», il a connu le sacre de 1994. Pour 1998, il a tout ce qu’un sélectionneur peut rêver pour offrir au Brésil la dernière Coupe du monde du siècle.
Formule 1
La première période contre la France, la seconde face à l’Italie, et l’entame du premier quart d’heure de la seconde manche contre l’Angleterre ne peuvent que le conforter. L’objectif est réalisable.
Pourquoi? Comment? Explications: tout d’abord, Zagallo dispose d’un panel de joueurs interchangeables, sans que la fluidité collective du football qu’il veut imposer ne s’en ressente. Face à l’Italie, toutefois loin de sa configuration «bête de compétition», il a touché du doigt l’équilibre qu’il recherche au niveau de ses lignes. L’entrée de Denilson s’est avérée primordiale. Il a apporté la «chispa» (l’étincelle) dans l’entrejeu, tandis que les «marathoniens» Dunga et Mauro Silva confèrent la stabilité qui sied à une sélection en orbite pour partir à la conquête de son Graal. Enfin, il possède deux Formule 1 sur les ailes: Roberto Carlos et Cafu. Si le second est explosif, que dire du premier. Ses pieds sont de la dynamite, un danger permanent pour tout gardien de but. N’est-ce pas Fabien Barthez?
Et puis, pour la bonne bouche, «papa» Zagallo possède deux diamants bruts sur le front offensif: Ronaldo et ses milliards, Romario et ses éclairs de génie. Il ne reste plus qu’à régler l’axe défensif. Et encore. Zagallo laisse sur le banc de touche Zé Maria ou encore Zé Roberto, sans parler des non-convoqués comme Rivaldo, Elber, Dodo et, à un degré moindre, Anderson. Enfin, un autre joueur peut exploser avant le Mondial-98. Papa Zagallo a encore bien des voyages «d’affaire» à effectuer. Quelle chance ce Zagallo...


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine