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Actualités - Chronologie

Bientôt à New York, un court métrage Liban de Daizy Gedeon

NEW YORK: De Sylviane ZEHIL

Lancement, le 11 juin à New York, d’un court métrage primé à Boston, «Liban... splendeur emprisonnée», un film au titre évocateur. La première aura lieu au Florence Could Hall de l’Alliance Française, en présence de plus de 400 invités. Cette manifestation permettra au public américain de mieux connaître le Liban présenté sous un angle aussi poétique que réaliste.
Ecrit, mis en scène, réalisé et produit par une journaliste australienne d’origine libanaise, Daizy Gédéon, ce documentaire a remporté le prix «1996 Silver Screen Award» à l’US International Film and Video Festival, et a été primé au Festival du Film de Boston en 1996.
C’est le premier film que Daizy Gédéon réalise. «J’ai voulu raconter la véritable histoire du Liban, et non celle présentée par les médias», précise-t-elle. Omar Sharif a accepté de collaborer à la présentation du court métrage. «Ce film, a-t-il dit, raconte l’histoire du pays d’où je viens: le Liban. J’en suis fier... S’il vous plaît, soyez indulgent à l’égard du film. J’espère que vous l’aimerez… Une fois que vous êtes Libanais, vous ne cessez jamais de l’être». Et, il récite ces vers:«Vous avez votre Liban, moi j’ai le mien. Votre Liban est un Liban politique et a des problèmes, le mien est naturel et beau... Mon Liban est une chaîne de montagnes qui s’élèvent révérencieusement et majestueusement vers le ciel bleu... Mon Liban est calme, et de sa vallée enchanteresse s’élève le murmure des carillons des églises... Mon Liban est une montagne sereine, nichée entre la mer et les plaines... C’est un rêve sur l’éternité».
Le court métrage démarre sur un ton de rêve. Il prend sa source dans les «temps anciens». Jalonné de guerres et d’envahisseurs, le Liban s’est toujours trouvé à la croisée des chemins entre l’Orient et l’Occident. «C’est à Nahr el-Kalb, devant ces différentes stèles de conquérants qui racontent l’histoire d’un peuple qui a refusé de se rendre que j’ai compris que le Libanais, tel le roseau, plie mais ne rompt point», explique Daizy Gédéon.
La deuxième partie du film s’intitule: «Religion et politique». Sur fond de cantiques qui percent les vallées et les plaines, la journaliste met l’accent sur la diversité et la difficile coexistence religieuses. C’est l’occasion d’une promenade pour découvrir les splendeurs de la vallée de la Kadisha, les ports de Saïda et de Tyr, en passant pas Cana, Byblos et Baalbeck. Les différents hommes politiques interviewés apportent leur point de vue sur cette pluralité islamo-chrétienne du Liban.
La troisième partie montre le Liban contemporain. C’est l’occasion de voir défiler 400 ans d’occupation jusqu’à l’indépendance. La quatrième section met l’accent sur le début de la guerre en 1975, la fin de la prospérité. La violence s’installe. Le gouvernement perd tout contrôle, Daizy Gédéon nous donne l’occasion de partager les récits et les souvenirs de nombreux Libanais.
«La rhétorique politique est toujours affaire de conciliation, car la réalité sur tous les fronts, c’est toujours l’argent», dit-elle.
Ce court métrage chante la splendeur d’un Liban retrouvé, ressuscité. Daizy Gédéon n’a pas peur des longues distances. C’est au Liban qu’elle découvre le répertoire qu’elle cherche, son identité, ses racines.
NEW YORK: De Sylviane ZEHILLancement, le 11 juin à New York, d’un court métrage primé à Boston, «Liban... splendeur emprisonnée», un film au titre évocateur. La première aura lieu au Florence Could Hall de l’Alliance Française, en présence de plus de 400 invités. Cette manifestation permettra au public américain de mieux connaître le Liban présenté sous un angle aussi poétique que réaliste.Ecrit, mis en scène, réalisé et produit par une journaliste australienne d’origine libanaise, Daizy Gédéon, ce documentaire a remporté le prix «1996 Silver Screen Award» à l’US International Film and Video Festival, et a été primé au Festival du Film de Boston en 1996.C’est le premier film que Daizy Gédéon réalise. «J’ai voulu raconter la véritable histoire du Liban, et non celle présentée par les...