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Actualités - Chronologie

Observatoire sous-marin pour percer le mystère du Big Bang

MARSEILLE (France), 5 Juin (AFP). – Une centaine de scientifiques internationaux se sont plongés cette semaine à Marseille (Sud) dans les ultimes préparatifs de la construction d’un observatoire sous-marin qui, en Méditerranée, tentera de percer le mystère des premiers instants de l’univers.
Né en 1996, le projet Antares est entré dans sa phase de faisabilité. Si les premières expériences sont satisfaisantes, une centaine de pylônes de 400 m de haut sera plantée fin 1999 à 2.400 m de fond à une quinzaine de km au large du port de La Seyne-sur-Mer. Herissés de dizaines de capteurs de lumière, ils tenteront de détecter les neutrinos.
Ces particules galactiques ou extragalactiques de haute énergie n’ont jamais été étudiées. «C’est indispensable si nous voulons percer les mystères du Big Bang, les premiers instants de l’univers qui étaient dominés, il y a 15 milliards d’années, par de très hautes températures», a expliqué Alain Mazure, chercheur français au CNRS.
Le laboratoire sera installé très profond «parce que nous avons besoin d’environ 1 km2» pour installer les chapelets de détecteurs, a poursuivi Jean-Jacques Aubert, responsable du projet. Un maximum d’obscurité est indispensable afin de mesurer l’intensité lumineuse émise au moment de l’interaction de la particule avec la matière lumineuse émise au moment de l’interaction de la particule avec la matière terrestre.
«Environ 100 et 2.000 événements d’interaction de neutrinos devraient être détectés chaque année», a précisé Elie Aslanides, directeur de recherche au CNRS (France).
Ce projet «est l’un des candidats les plus sérieux pour résoudre les mystères de la masse cachée de l’univers, dont 9/10e ne sont pas connus», a souligné M. Aslanides, directeur du Centre de physique des particules de Marseille (CPPM), maître d’œuvre d’Antarès. La détection des neutrinos de haute énergie «permettra ainsi d’ouvrir une fenêtre d’observation de l’univers complémentaire des techniques d’astronomie radio, infrarouge, X et Gamma», selon lui.
Jusqu’à présent, les expériences sur les neutrinos de haute énergie, menées au pôle Sud, à Hawaï ou au lac Baïkal, n’ont pas donné de résultats significatifs.
Les promoteurs d’Antarès, un projet de plusieurs centaines de millions de francs, se sont alliés aux laboratoires britanniques d’Oxford et espagnol de Valence.
Le laboratoire sous-marin, dont la première tranche pourrait entrer en fonction au début 1998, devrait également servir de base à des études sur les fonds maritimes et les risques sismiques.
MARSEILLE (France), 5 Juin (AFP). – Une centaine de scientifiques internationaux se sont plongés cette semaine à Marseille (Sud) dans les ultimes préparatifs de la construction d’un observatoire sous-marin qui, en Méditerranée, tentera de percer le mystère des premiers instants de l’univers.Né en 1996, le projet Antares est entré dans sa phase de faisabilité. Si les premières expériences sont satisfaisantes, une centaine de pylônes de 400 m de haut sera plantée fin 1999 à 2.400 m de fond à une quinzaine de km au large du port de La Seyne-sur-Mer. Herissés de dizaines de capteurs de lumière, ils tenteront de détecter les neutrinos.Ces particules galactiques ou extragalactiques de haute énergie n’ont jamais été étudiées. «C’est indispensable si nous voulons percer les mystères du Big Bang, les premiers...