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Actualités - Chronologie

Les économistes craignent l'instabilité gouvernementale

PARIS, 2 Juin (Reuter). — Les économistes interrogés au lendemain des élections législatives se disent peu inquiets face à l’inconnue communiste mais se veulent vigilants vis-à-vis des risques d’instabilité gouvernementale que pourrait engendrer une participation du PC au cabinet que devrait constituer Lionel Jospin.
«La France a besoin de stabilité. Si les communistes tirent à boulets rouges sur chaque décision gouvernementale, cela sera très délicat», estime Marc Touati, économiste à la Caisse centrale des banques populaires (CCBP).
«L’arrivée des communistes est le plus mauvais scénario pour les marchés. Ceci dit, on n’est pas très inquiets car les socialistes pourront toujours gouverner à coup d’article 49-3», dit Nathalie Fillet, économiste de marché à la banque Paribas.
«De plus, les communistes vont-ils accepter des fonctions ministérielles assorties de conditions sur l’Europe ou sur la fiscalité, d’autant plus qu’ils n’ont pas que de bons souvenirs du pouvoir», s’interroge-t-elle.
«Les communistes font figure d’épouvantail, même si nous ne sommes plus au début des années 1980 et que les gens ont pris l’habitude de voir, comme en Italie, des communistes au pouvoir», déclare Phillipe Brossard, économiste chez ABN-Amro.
Même avec l’appui de élus écologistes, le Parti socialiste et les divers gauche n’auront pas la majorité absolue a l’Assemblée nationale sans le Parti communiste, selon les résultats définitifs du ministère de l’Intérieur.
Ces résultats montrent que le PS, Parti radical socialiste et divers gauche obtiennent 273 sièges, les écologistes 7 et le PC 38 élus. La majorité absolue se situe à 289 sièges.
«Sur la scène internationale, la position de la France peut être affaiblie avec un président de droite flanqué d’un premier ministre socialiste et de ministres communistes», estime Marc Touati. «Ceci dit, les socialistes ont déjà gouverné avec une majorité relative», poursuit-il.
«Les socialistes peuvent restaurer la confiance en terme de consommation. Mais, si c’est au détriment du moral des entrepreneurs, on n’aura rien gagner», ajoute l’économiste de la CCBP.
«Sur le plan des privatisations, on ne voit pas par exemple comment pourrait être stoppée celle de France Télécom qui se retrouverait alors seul opérateur de télécommunication en Europe à être sous la tutelle de l’Etat», dit également Marc Touati.
«Les mesures du nouveau gouvernement vont être plus défavorables aux marchés de taux et aux changes», pense Philippe Brossard.
Lundi, en début de matinée, sur les premiers marchés à fonctionner, les indicateurs étaient à la baisse comme sur Globex où le contrat juin sur indice CAC 40 reculait à 2.476, contre 2.576 vendredi soir. Des opérateurs estiment qu’il pourrait tomber dans la zone des 2.430.
La Bourse a ouvert, de son côté, sur un repli de 2,76% qu’elle limite à 2,29% après 10 minutes de transactions.
PARIS, 2 Juin (Reuter). — Les économistes interrogés au lendemain des élections législatives se disent peu inquiets face à l’inconnue communiste mais se veulent vigilants vis-à-vis des risques d’instabilité gouvernementale que pourrait engendrer une participation du PC au cabinet que devrait constituer Lionel Jospin.«La France a besoin de stabilité. Si les communistes tirent à boulets rouges sur chaque décision gouvernementale, cela sera très délicat», estime Marc Touati, économiste à la Caisse centrale des banques populaires (CCBP).«L’arrivée des communistes est le plus mauvais scénario pour les marchés. Ceci dit, on n’est pas très inquiets car les socialistes pourront toujours gouverner à coup d’article 49-3», dit Nathalie Fillet, économiste de marché à la banque Paribas.«De plus, les communistes...