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Actualités - Chronologie

Signature aujourd'hui d'un traité d'amitié entre la Roumanie et l'Ukraine

BUCAREST, 1er Juin (AFP). — Les présidents roumain Emil Constantinescu et ukrainien Leonid Koutchma signent lundi à Neptun, petite ville touristique du littoral roumain de la mer Noire, un Traité d’amitié, qualifié de part et d’autre d’«historique» et qui est pour Bucarest un atout essentiel pour son adhésion à l’OTAN.
Négocié, souvent laborieusement, depuis plus de quatre ans, ce traité a été paraphé le 3 mai à Kiev par les ministres des Affaires étrangères Adrian Severin et Guennadi Oudovenko.
Il consacre l’inviolabilité des frontières, et évoque — au nom de la recommandation 1.201 du Conseil de l’Europe —, les droits des minorités.
Il «dénonce les actes injustes des régimes totalitaires et des dictatures militaires qui, dans le passé, ont affecté les relations entre les peuples roumain et ukrainien», allusion essentiellement au pacte Ribbentrop-Molotov accordant des territoires roumains, notamment le nord de la Bucovine, à l’Ukraine, alors République soviétique, en 1940.
Bucarest a toutefois renoncé à faire condamner nommément ce pacte, et le texte qui sera signé concerne aussi implicitement la dictature pro-nazie du maréchal roumain Ion Antonescu.
Cette signature — qui survient le surlendemain de celle du traité russo-ukrainien entre les présidents Boris Eltsine et Koutchma —, intervient près de neuf mois après le traité roumano-hongrois de Timisoara, et à quelques semaines du sommet de l’Alliance atlantique de Madrid, les 8 et 9 juillet.
La Roumanie est toute entière mobilisée pour être intégrée, à cette occasion, parmi la «première vague» des pays invités à rejoindre l’OTAN, soit en même temps que la Hongrie, la Pologne et la République tchèque.
M. Constantinescu, et son ministre de la Défense Victor Babiuc ont à plusieurs reprises souligné l’importance du traité roumano-ukrainien, qui «fera progresser la sécurité et la stabilité dans toute l’Europe». Ils ont l’un et l’autre relevé aussi l’intérêt pour Bucarest de ne plus avoir de «voisinage direct» avec la Russie, depuis la fin de l’URSS en 1991, et l’indépendance de l’Ukraine et de la Moldavie.
«Ce traité (avec la Roumanie) est très important pour nous», a déclaré de son côté M. Koutchma. «Ce sera un événement historique (…) qui aidera à construire une Europe» plus stable, a-t-il estimé.
Principal négociateur pour la partie roumaine, Dumitru Ceausu, haut-fonctionnaire du ministère des Affaires étrangères, a expliqué que la Roumanie «a démontré qu’elle n’a pas de problèmes avec ses voisins».
«Il n’y a ni vainqueur, ni vaincu», et «l’application des normes internationales est un processus de longue haleine», a-t-il répondu à la question portant sur la non-délimitation précise, dans le traité, du plateau continental de la mer Noire, demandée initialement par Bucarest.
M. Ceausu a indiqué que «les grandes puissances du monde, qui garantissent les traités entre Etats, avaient conseillé à Bucarest de promouvoir une politique de réconciliation avec ses voisins», pour rendre efficace sa candidature à l’OTAN.
Neuf des seize pays de l’Alliance, notamment la France, l’Italie, la Belgique et le Canada, soutiennent la candidature roumaine.
BUCAREST, 1er Juin (AFP). — Les présidents roumain Emil Constantinescu et ukrainien Leonid Koutchma signent lundi à Neptun, petite ville touristique du littoral roumain de la mer Noire, un Traité d’amitié, qualifié de part et d’autre d’«historique» et qui est pour Bucarest un atout essentiel pour son adhésion à l’OTAN.Négocié, souvent laborieusement, depuis plus de quatre ans, ce traité a été paraphé le 3 mai à Kiev par les ministres des Affaires étrangères Adrian Severin et Guennadi Oudovenko.Il consacre l’inviolabilité des frontières, et évoque — au nom de la recommandation 1.201 du Conseil de l’Europe —, les droits des minorités.Il «dénonce les actes injustes des régimes totalitaires et des dictatures militaires qui, dans le passé, ont affecté les relations entre les peuples roumain et...