A l’issue d’une année marquée par la forte hausse du prix des carburants, le bénéfice consolidé part du groupe de la compagnie, compte tenu de ses filiales (Servair, Air Charter, Jet Tour, etc) mais hors l’ex Air-Inter, ressort à 394 millions de francs, après une perte de 2.264 mlns en 1995-96.
«Nous sommes revenus à un bénéfice après un exercice à suspense car la hausse des prix du pétrole nous a beaucoup plombés (...) essentiellement grâce à la croissance de plus de 3 milliards de notre chiffre d’affaires, soit une hausse de 8% par rapport à l’an dernier», a commenté Patrice Durant au cours d’un point de presse.
«Si l’année avait été idéale sur le plan social, on aurait eu un bénéfice plus élevé», a-t-il poursuivi.
La production retraitée de la compagnie ressort à 42,7 mds de FF contre 39,4 en 1995/96.
Cette croissance de la production résulte principalement de la hausse de 2,7 milliards (+10,5%) des recettes passages et bagages avec un trafic en augmentation de 13,3% pour une offre en augmentation de 8,8% en 1995-96.
La recette unitaire au siège kilomètre offert de la compagnie a augmenté de 1,4% mais baissé de 2,6% au passager kilomètre transporté.
L’activité fret a connu une croissance de 5,5% pour une offre en croissance de 4,4%. Le chiffre d’affaires du fret ressort à 6,5 milliards de francs.
«En termes de recettes, nous avons eu une année très satisfaisante. C’est assez rare que nous soyons au-dessus de nos objectifs en terme de recettes. en revanche, l’année a été plus difficile au niveau des dépenses, le premier impact négatif majeur étant l’explosion du prix des carburants», a souligné Patrice Durand.
Les dépenses de carburant ont crû de plus de 1,2 milliard de francs sur la période. A lui seul, l’effet prix a représenté plus de 900 millions.
Au total, les dépenses de consommation externes de la compagnie ont cru de 12,9%. Hors carburant, elles sont en progression de 8,8%. De leur côté, les charges de personnels «ont continué de décroître légèrement et se sont stabilisées légèrement en baisse», a dit Patrice Durand.
L’effectif pondéré de la compagnie est passé de 36.484 à 36.173 personnes d’un exercice à l’autre.
Les coûts unitaires (coût au kilomètre transporté) ont baissé de 1,2%, contre 7,1%. Hors carburant, la baisse est de 4,8% contre 7,6%.
L’excédent brut d’exploitation retraité de la compagnie a augmenté à 4.448 millions de francs contre 4.051.
«C’est un chiffre un peu décevant par rapport à l’objectif de frôler les cinq milliards de francs qui doit être pondéré par l’explosion du prix des carburants», a remarqué Patrice Durand.
En intégrant les filiales de la compagnie, le résultat courant avant impôt est positif de 39 millions de francs contre une perte de 858 millions.
L’endettement financier net de la compagnie, y compris les quasi-fonds propres, se chiffrait au 31 mars 1997 à un peu moins de 14 milliards de francs, en baisse de 5,2 milliards de francs. L’autofinancement de 3 milliards de francs a couvert la quasi-totalité des investissements de l’exercice (3,1 milliards de francs).


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